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 la douceur de l'espoir ໙ freya

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MessageSujet: la douceur de l'espoir ໙ freya   Sam 3 Oct - 19:19




freya, eriksen
 « il n’y a pas de douleur sans rage. »

★★★
surnom +  princesse, petite démone également âge + 28 lunes ensanglantées. lieu de naissance + elle n’en a strictement aucune idée, c’est comme si, un jour, quelqu’un avait décidé de l’abandonner au fond de cette cave malsaine et de l’y laisser, elle ne sait pas ce qu’il s’est passé avant ça et ne souhaite pas vraiment le savoir en fait nationalité + étant donné qu’elle n’en sait rien et qu’elle n’avait aucune identité avant d’être trouvée sur une route, elle a décidé de prendre la nationalité du pays dans lequel elle se trouvait. Ainsi elle est américaine, pour le meilleur et surtout pour le pire. origines + d’après le physique de son géniteur elle semble occidentale pure souche et vu son physique elle ne se doute pas une seule seconde qu’elle possède en réalité des origines norvégiennes et suédoises venant de sa défunte mère. Son teint blanc cireux et ses cheveux d’ors auraient peut-être dus le lui faire penser.emploi/études + barmaid en soirée et en journée elle combine avec un job de petite vendeuse, rien de bien glamour mais au moins ça ramène de l’argent et elle n’est pas inutile. Pas totalement en tout cas. statut amoureux + perdue, désorientée et même si elle n’est pas seule, l’amour est une chose qu’elle ne connaît pas. Peut-être qu’elle aura cette chance un jour prochain, en attendant elle cherche encore à savoir qui de elle ou des autres est un monstre. Célibataire aujourd’hui, au cœur meurtri et à la rage sauvage mais qui sait, peut-être que demain elle croisera la route de son âme sœur.. situation sociale + aujourd’hui elle possède un foyer et non pas un mais deux jobs pour arriver à rembourser à cet homme l’immense honneur qu’elle lui a offert. Elle est sans famille, sans mari, sans enfant, juste la rescapée qui habite chez un biker, autant dire que certains la détestent comme d’autres la protègent. Aujourd’hui elle est quelqu’un, la petite fille perdue de Lonwook mais demain elle pourrait être une parfaite inconnue. orientation sexuelle + bisexuelle. Elle n’arrive pas à se projeter avec un homme, elle ne pense pas être capable, un jour, de donner de son plein gré à un homme ce qui pourrait le satisfaire mais les émotions que les corps mâles font naître en elles sont bien la preuve qu’elle n’aime pas que les femmes. Aujourd’hui c’est encore trop difficile de pouvoir penser à fonder un avenir ou juste une relation avec le sexe opposé et pourtant, en elle résonne le désir insatisfait que seul un homme pourrait combler. caractère + froide, timide, renfermée, parfois impulsive. Elle n’est pas méchante la petite, loin de là mais les années passées enfermée dans une cave ont désseché son cœur. Perdue elle ne sait pas à qui faire confiance, méfiante ? Oui carrément. Elle montre les crocs, refuse de parler et ne cesse de faire des mouvements dans les airs. Muette et têtue elle ne veut pas apprendre à parler, refuse de faire le premier pas vers les habitants de cette petite ville. Elle veut juste être plus sociable, moins agressive, peut-être plus douce aussi. Au fond elle le sait pourtant qu’elle est aimante, attentionnée, gentille et parfois trop naïve. Mais les épreuves de la vie lui ont laissé un caractère froid et implacable où elle n’hésite pas à casser des poignets pour prouver qu’elle n’est pas faible. Plus jamais elle ne laissera quiconque, et certainement pas un homme, faire d’elle une poupée, une marionnette, un être faible qu’on domine et manipule aisément. Jamais. Déterminée et rancunière, elle en fera voir de toutes les couleurs à celui qui croira la posséder. avatar + La belle et sulfureuse Abbey Lee Kershaw. groupe + i've always been there.


my love song : love me like you do ○ ellie goulding.
-------●-------

amatrice de livres + ne cesse d’écouter de la musique et de regarder des films, comme si elle voulait rattraper toutes ces années perdues + s’extasie devant la moindre chose, découvrant le monde et ses petits plaisirs + se sert un verre de vin rouge à chaque fois qu’elle sort du boulot + ne peut pas blairer l’odeur des cigarettes, elle fronce son petit nez à trompette à chaque fois qu’un volute arrive à sa narine + elle a prit l’habitude de s’endormir par terre, n’importe où, n’importe quand, incapable de dormir dans un lit, ce n’est pas rare qu’au réveil elle soit lovée contre le sol, en position fœtale + grosse buveuse de chocolat, elle est comme un gosse et s’en met sur toutes ses lèvres à chaque fois qu’elle le boit, il doit d’ailleurs être à la noisette et recouvert de chantilly + les étoiles sont son refuge, elle pourrait passer des heures à les regarder + elle n’a pas peur du froid, de la douleur ou de la chaleur, s’exposant parfois sans s’en rendre compte, se mettant alors en danger + elle a peur des hommes et pourtant recherche leur présence + elle vérifie toujours son apparence avant de partir et demande l’avis de l’homme chez qui elle vit, comme si elle cherchait à bien faire les choses, à ne pas le décevoir + capable de passer du rire aux larmes, elle n’a pourtant jamais éclaté en sanglots, rares sont ceux l’ayant vu laisser couler des perles salées sur ses joues, la rage lui vient plus facilement + elle dort en sous-vêtements + n’a pas peur de ses cicatrices, au contraire, elles la réconforte dans sa vie aujourd’hui + a commencé à se faire tatouer, pour exprimer sa liberté et couvrir son corps si faible et ingrat + n’aime pas son reflet mais sait user de ses charmes s’il le faut + a développé un léger syndrome SM : elle se laisse faire quand on la passe à tabac ou quand on tente d’abuser d’elle, pourtant douée pour frapper et user d’une lame, les hommes ayant un certain physique la laisse couchée sur le sol, prostrée, en attente d’un coup qui ne viendra pas toujours + elle semble faible et pourtant un roc prend place dans son corps, bientôt la coquille explosera + n’aime pas ses lèvres + arrache ses cheveux derrière son oreille droite + se mutile quand tout va mal, comme si elle n’avait pas assez de cicatrices

▸ a twist in my story. ◂
pourquoi avoir fait le choix d'être à Lonwook ?  + Elle ne l’a pas choisi, elle s’est réveillée sur cette route, ne sachant ni d’Adam ni de Eve comment elle était arrivée ici. Elle a eu peur au début, puis les étoiles au-dessus de sa tête l’ont convaincu que tout était fini, enfin et c’est la joie qui a pris place sur son visage. Elle était nue au milieu de nulle part, mais elle était heureuse. Comblée. Presque folle. Elle a décidée de rester car on lui a offert un foyer, de l’amour et de l’aide, trois choses qu’elle n’avait jamais eu et qu’elle ne penserait jamais avoir. La vie l’a surprise et pour la remercier, elle reste dans cette ville violente et pourtant accueillante qui a fait d’elle une citoyenne de Lonwook. que penses-tu des bikers ? + Elle trouve en eux une sensation de sécurité, de réconfort, bien que certains la terrifient, quelque chose la pousse à les fréquenter. Déjà parce que l’homme qui l’héberge est l’un d’entre eux mais aussi et surtout parce qu’en elle résonne quelque chose quand elle croise la route de ces hommes. La liberté qui émane d’eux fait vibrer son âme d’une chaleur étonnante, elle n’a pas peur de ce qu’il représente et la notion de règles est abstraite dans sa tête, alors elle reste avec eux et les côtoie. Oubliant parfois qu’ils peuvent être sa perte. as-tu déjà eu des ennuis avec la police ? + elle connaît les autorités de la ville, vu qu’ils lui ont donné une identité et la permission de rester en ville, enfin entre autres. Aussi parce que l’homme qu’elle fréquente les connait mais elle n’a jamais tuer personne. Depuis peu elle a eu quelques soucis avec des hommes trop aventureux qui pensaient pouvoir la posséder, elle s’est parfois battue et a planté un gars mais elle est innocente comme un nouveau-né pour le reste. Elle n’a pas touché de son plein gré à la drogue, ne revend rien et préfère passer inaperçue. Malgré ses fréquentations qui font parler d’elles.

pseudo/prénom + ODAYA OCHAVEN. Aka Floriane ! Ou Flo pour ceux qui ont la flemme. pays + France ! La belle et douce France. Avec la région Alsace et le Territoire de Belfort, études et foyer. C’est drôle parfois. tu as découvert TITC sur + Via la pub facebook ! J’ai tout de suite craqué. C’est sans doute ça le problème ahah ! taux de présence + le plus souvent possible, pour votre plus grand désespoir ahah ! J’essayerai de rper toutes les semaines vu que c’est demandé mais j’avoue que ça risque d’être folklorique. M’enfin je serai là, pour vous servir nobles fessiers ! ton avis sur TITC + Il est moche, les annexes sont très mal rédigées, le design et le codage font mal aux yeux, du coup fallait vraiment que je me ramène pour élever le niveau ! Si si j’vous jure. J’suis un peu tombée amoureuse de ce forum, d’accord mais faut surtout pas le dire ! On sait qu’il est parfait mais ils vont prendre la grosse tête si on leur dit, du coup, motus et bouche cousue ! code du règlement le club c’est la vie + (à ce qu’il paraît, moi perso j’en sais rien hihi). qui suis-je ? + (x) je suis une pépite de mon esprit () je suis la création d'une adorable personne (-> il n’y avait plus de scénrios dispos dans ceux qui me plaisaient) () je suis un beau prédéfinis (-> et j’ai pas trouvé mon bonheur, malheureusement !)c'est le moment de se lâcher + bisous sur vos fesses !



Dernière édition par Freya Eriksen le Dim 4 Oct - 12:05, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Sam 3 Oct - 19:19

l'histoire d'une petite fille brisée.
et si un jour tu as peur du noir, rappelles toi que les monstres n'existent pas que dans les cauchemars
Il faisait sombre. Et froid. C’était tout ce qui lui importait en cet instant. Le froid mordant qui dévorait ses jambes nues, l’affreux sol en béton sur lequel elle se brisait les os, ce foutu courant d’air qui chevauchait dans sa tignasse blonde. Tout ici empestait la sueur et les excréments, la douleur et le froid. Elle aurait voulu être ailleurs, loin mais l’obscurité qui l’entourait ne lui laissait pas le temps de rêver, de réfléchir, de penser à autre chose. Parfois elle entendait des grattements derrière elle, comme si quelque chose ou quelqu’un était là, à observer. plusieurs fois elle avait eu l’espoir que ce soit des rats, qu’il y ai une sortie. Un nombre incalculables d’heures sont passées durant lesquelles elle avait tenté de creuser un trou, grattant le sol jusqu’à s’arracher les ongles, s’usant les doigts sur des murs et un sol en béton armé. Elle était piégée, emprisonnée.

Jamais elle n’en sortirait. Elle avait peur parfois. Quand elle entendait ses bruits de pas dans le couloir attenant à la pièce. Puis Freya se résonnait. Il lui avait fait tellement de mal, ça ne pouvait pas être pire de toute façon. Elle se rappelait de tout. Tout le temps. Elle se rappelait de son quatrième anniversaire et du cadeau infâme qui lui avait fait, tailladant son poignet d’une croix. Elle se souvenait de son rire gras et de ses mains pâteuses sur son corps lors de son septième anniversaire. Elle se remémorait de son haleine alcoolisée quand il abusait d’elle, quand il tapait sur son corps déjà faible, quand il bousillait son âme et son enveloppe charnelle, quand il faisait d’elle une marionnette, un simple objet voué à satisfaire ses désirs. Elle le haïssait et l’aimait tout autant. Quand il était là, au moins elle n’était plus seule, quand il venait, des bruits remplissaient l’air, tout ne semblait plus mort et froid, terne et morbide. Quand il était là l’air se remplissait d’une étrange chaleur, d’une ambiance sordide et effrayante mais au moins il se passait quelque chose.

Au début elle avait été terrorisée. Elle avait criée. S’était débattue. Puis avec le temps, l’habitude et l’expérience, elle savait que ça ne changeait rien, qu’il obtenait toujours ce qu’il voulait au final. Alors elle avait pris l’habitude de le laisser faire. Il abusait d’elle, elle ne se débattait pas. Il tailladait son corps de « salope », elle ne pleurait pas. Elle finissait écroulée contre le sol, meurtrie et ensanglantée, elle ne se plaignait pas. Elle ne se souvenait même pas si un jour elle avait su parlé. Peut-être. Peut-être pas. Lui ne lui parlait pas. Jamais. Il gémissait, grognait, tremblait, frappait mais il ne parlait pas. Elle n’en valait peut être pas le coup. Peut-être même qu’elle le dégoûtait. Parfois elle cherchait à comprendre, à le comprendre. Puis elle oubliait, le temps d’un instant qu’il avait été son père, son géniteur.

Des fois, dans ses pensées, un rire féminin éclatait, suivi d’un visage fabuleux, magnifique, doux et gentil. Mais il disparaissait rapidement, happé par les ténèbres ambiants. S’en suivait des heures de solitude, passées à espérer que quelqu’un – n’importe qui – viennent la sortir de cet endroit infâme. Un jour elle l’avait supplié. Et il avait rit. Elle avait dit qu’elle ferait tout ce qu’il voudrait, si en échange il l’a relâchait, qu’elle ne dirait rien. Il lui avait dit qu’il pouvait déjà avoir tout ce qu’il voulait, qu’elle ne pourrait jamais s’échapper et qu’elle souffrirait encore plus si elle recommençait. Elle croit en tout cas l’avoir fait. C’est tellement flou dans ses pensées qu’elle ne sait plus si elle l’a réellement fait ou si elle a rêvé.

Un jour en tout cas, il l’avait appelé Camille. Il l’avait baptisé. Mais elle savait elle, comment elle s’appelait. Dans ses rêves, la femme lui disait, l’appelait Freya. Elle l’avait mordu. Si violemment qu’elle avait senti le sang couler dans sa gorge. Le lendemain matin elle s’était réveillée avec le dos défoncée, les jambes couvertes d’hématomes. Il avait allumé la lumière et dans la nuit, avait mis des miroirs dans toute la salle. Elle avait alors vu son reflet. Elle avait vu ce qu’il lui avait fait. La balafre sur son bas ventre de dix centimètres, l’œil au beurre noir, son crâne rasé, sa jambe balafrée et encore d’autres choses. Elle avait vu les injures mutilées sur son corps, elle avait vu les croix noirs sur ses poignets et ses chevilles, elle avait vu tellement d’horreur qu’elle avait refermé les yeux. Les ténèbres étaient peut être mieux après tout.

★★★


Parfois elle avait cru mourir. Sous ses coups, sous les regards enflammés qu’il lui lançait, sous la violence de sa haine et de son désir, sous l’incompréhension de sentiments qu’elle ne comprenait pas et ne partageait pas. La vie était une drôle de dame qui semblait se jouer d’elle et s’amuser de sa douleur, comme si tout en elle méritait violence et humiliation. Qu’avait-elle donc fait ? Dans cette vie ou dans une autre pour mériter un tel sort ?

Elle n’a pas compté les jours passés dans l’ombre, violée et maltraitée par un homme qui avait fait d’elle un être vivant, elle s’était laissée emportée par la douleur d’être brisée, espérant de tout cœur qu’un jour, enfin, elle s’en sortirait.

Parfois il allumait la lumière, pour voir son visage et profiter de ses yeux bleus. Yeux qu’il trouvait jolis. Yeux qu’elle détestait car il posait son regard dessus. Certains soirs elle pleurait à chaudes larmes, rêvant d’un foyer, d’une amante, d’une famille. Et d’autres jours, elle semblait plonger dans un vide abyssal où la froideur des ténèbres était sa seule compagne. Elle ne savait ni d’où elle venait, ni de qui elle était réellement la fille. Cet homme infâme était-il vraiment son père ? Elle ne se souvenait pas de ce à quoi la vie devait ressembler. Etait-ce comme cela pour toutes les filles ? Etait-elle vraiment maltraitée ou était-ce un comportement normal ? Le doute, la peur et la haine étaient des amis de longue date, mais parfois elle passait plus de temps avec l’un d’entre eux. Le doute était sans doute son compagnon le plus fidèle. Il la harcelait sans cesse, lui posant maintes questions mais ne lui fournissant jamais de réponses. Evidemment elle aurait voulu comprendre, elle voulait savoir pourquoi elle subissait ça, pourquoi elle était prostrée dans un coin d’une pièce sordide quand lui vaquait à ses occupations dans une maison si grande qu’elle perdait parfois le son de ses pas. Elle aurait aimé savoir évidemment, mais elle n’en avait pas eu ce luxe.

Un soir, il était revenu avec un cadeau, un petit chat. Blanc avec une tâche en forme de lune sur le front. Il lui avait offert, comme un pardon jamais prononcé. Il avait apporté des rations supplémentaires d’eau et de nourriture, pas pour elle, non mais pour le chaton. Elle en avait pris soin du petit. Le cajolant, le caressant. Lui offrant de l’attention. Elle ne sait pas ce qu’il s’est passé mais un jour, le chaton n’était plus là à son réveil. Il n’était plus lové contre elle quand le sommeil venait finalement la rattraper. Peut-être qu’il avait été jaloux de l’attention qu’elle portait à l’animal. Freya ne le savait pas et ne voulait pas le savoir. Ce jour-là avait été morne et triste. Les larmes étaient venues toute seule. Le froid l’avait encore congelé de l’intérieur. Mais ce n’était pas grave. Elle devait s’y habituer, ce que la vie donne, elle le reprend. Ainsi vont les choses.

★★★


Elle ne sait pas comment tout ceci s’est arrêté. Qui du r ravisseur ou du sauveur était responsable d’elle maintenant ? Qui des deux l’avaient reconduit à une vie normale ? S’était-elle échappée ou avait-elle été sauvée ? Freya ne s’en souvenait pas. Elle ne savait même pas comment elle était arrivée dans cette maison, chaleureuse et aimante, elle savait juste qu’un matin ce n’était pas les coups qui l’avaient tirés de son sommeil mais bien la chaleur du soleil sur son visage. Lovée dans des draps, couchée dans un lit, elle avait cru à une hallucination, pire à une farce de son ravisseur. Alors elle n’avait pas bougé, pas dit mot, restant au fond de ses couvertures le plus longtemps possible, espérant que ce ne soit qu’un rêve et qu’il continue encore longtemps. Le réveil aurait été trop douloureux. Peut-être que c’était ça la mort après tout ?

Puis elle avait vu ce visage, ces traits anguleux, ces sourcils froncés, il était en contre-jour. Elle avait eu peur. Sautant du lit, comme si elle avait commis un crime, à moitié nue, elle s’était réfugiée dans un coin de la pièce. Terrorisée. L’homme s’était accroupi, avait montré ses mains. Et comme s’il se trouvait devant un animal apeuré, il l’avait réconforté, cajolé.

Il lui a fallut plus de cinq jours pour arriver à approcher Freya, à lui parler. A se faire entendre, à lui faire comprendre qu’elle était désormais en sécurité, que tout était terminé. Elle avait eu si peur. Peur que cet homme soit un nouvel outil de rage, peur que lui aussi profite d’elle. Pendant les cinq jours difficiles qui avaient suivis son arrivée en ville elle n’avait dit mot. Ni les deux semaines, ni les deux mois suivants. Pas un son n’était sorti de sa bouche. Pourtant elle entendait et comprenait ce qu’on lui disait, aux questions elle hochait la tête, aux demandes elle donnait les objets ou des réponses en griffonnant sur un bout de papier. Ainsi elle ne prononçait mot. Ne semblait jamais vouloir dire quelque chose. Mais une question plus importante se posait alors, en était-elle capable ? des médecins l’avaient examinés et ses cordes vocales étaient en bon état. Malgré tous les traitements qu’elle avait reçu et en excluant une malnutrition sévère, elle était en bonne santé. Le mystère se creusait encore plus, pourquoi la nouvelle arrivée ne parlait donc pas ? qu’avait-on pu lui faire pour qu’elle ne prononce mot ?

Des jours plus tard, ils l’avaient trouvé dans la forêt, assise en plein milieu des feuilles, souriant au soleil comme un enfant qui découvrait la nature. Elle était belle, heureuse et sereine. Toujours douce et délicate, elle ne semblait jamais s’énerver. Toujours gentille, elle était prête à servir et à aider dès que c’était nécessaire. Douce et délicate, personne ne se doutait qu’en elle couvait une lionne.

★★★


Une semaine plus tard elle était rentrée à la maison avec un œil au beurre noir, une marque autour du coup et les jambes en sang. Il l’avait retrouvé dans la baignoire, s’essuyant et se lavant, tâchant sans le vouloir serviettes et gans de toilettes. Elle était en piteux état. Il avait voulu savoir ce qu’il s’était passé, qui lui avait fait ça. Mais devant son mutisme acharné il avait hurlé, s’était énervé. Qui donc était cette petite pétasse pour ne pas lui répondre ? Sa main avait volé. Pour atterir sur le mur à quelques centimètres de son visage. Ses yeux bleus plongés dans les siens, elle n’avait pas moufté. Pas bougé. Ses cils n’avaient pas fait un mouvement. La peur n’avait pas pris place dans son corps. Surpris, il n’avait pas su comment réagir. Elle n’avait pas peur, ne pleurait pas après une agression, qu’avait-elle subi de pire pour ne pas réagir à une démonstration de rage et de violence ? posant ses mains de cire sur celles fortes de son sauveur, elle l’avait légèrement poussé de son chemin, allant chercher un canepin et un crayon, racontant de son écriture légère ce qu’il s’était passé.

En allant au poste pour porter plainte, il y trouva le ravisseur, un œil au beurre noir sur le visage et une énorme morsure dans le coup. La petite ne s’était pas laissé faire. Pas au début. L’homme avait eu un sourire pervers en voyant Freya au commissariat. Tous connaissaient son histoire, mais personne ne se doutait qu’elle cachait en elle une soif de violence et de rage qui n’attendaient que le bon moment pour sortir. Qu’importe les conséquences, Freya était prête à vendre sa vie chère pour faire payer l’homme qui l’avait brisé. Après des mois passés sans parler, le premier mot qu’elle avait dit avait été prononcé pour confirmer la plainte. « Mademoiselle, est-ce cet homme qui vous a agressé ? » Un blanc s’en était suivi. Comment pouvait-elle répondre ? on était déjà en train de chercher un papier et un crayon quand une petite voix douce et mélodieuse avait sonné aux oreilles des policiers et des SOA présents car on s’en était pris à la petite protégée de l’un des leurs. « Oui. » un mot, un seul. Le premier et le seul qu’ils entendirent pendant les six mois qui suivirent. Tous lui parlaient, souhaitant plus que tout qu’elle parle et qu’elle leur parle. Qu’elle raconte sa vie, qu’elle se batte. Pourtant la jeune femme ne se laissait pas mourir, encore mince du fait de son traitement, elle s’était renflouée. On ne sentait plus ses os quand on la prenait dans ses bras et son visage avait repris une légère courbe aux niveaux des joues, comme pour prouver que maintenant elle allait mieux. Son sourire, encore timide venait éclairer la journée de certains chanceux. Et pour quelques rares privilégiés, sa voix mélodieuse venait chanter à leurs oreilles le temps de quelques secondes volées au temps. Petite princesse à la voix d’or, elle ne sait ce que l’avenir lui réserve, mais une chose est certaine, il ne peut être pire que son passé.


Dernière édition par Freya Eriksen le Dim 4 Oct - 11:18, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Sam 3 Oct - 19:22

Je suis d'accord avec toi, ce forum est moche à cause des annexes, du design et du contexte mais j'évite de le dire C'est pour ça d'ailleurs que je suis admin, je hais ce fow Bienvenue parmi nous jolie blonde ! Si tu as des questions, le staff est là

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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Sam 3 Oct - 19:23

Tout à fait d'accord What a Face je me demande même comment on peut laisser passer ça !
Merci bien ma belle ! I love you J'espère trouver mes deux petits liens avant d'avoir fini ma fiche même si ça va être difficile
J'hésiterai pas à te harceler si jamais !
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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Sam 3 Oct - 22:29

Bienvenue par ici
Bon courage pour ta fiche Smile

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I will move away from here, You won't be afraid of fear

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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Sam 3 Oct - 22:33

Merci beau gosse !
Il nous faudra un lien
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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Dim 4 Oct - 12:53


tu es validé(e) !

------------------------------


Pauvre demoiselle ! On espère juste que l'avenir sera plus beau car elle le mérite !

Et voilà, tu as enfin terminé cette maudite fiche. Bienvenue à Lonwood ! Désolé, les bikers n'ont pas le temps de te faire une haie d'honneur. Ils s'occupent de choses plus importantes. Tu peux te reposer au bar si tu le souhaites mais avant tout, tu vas faire ta fiche de liens. Ensuite, tu possèdes surement un boulot et je ne pense pas que tu dormes dans un arbre. Viens nous informer de ton métier et dans quel quartier tu loges avant d'aller flooder avec les camarades. Ah oui ! N'oublies pas de recenser ton avatar par ici. Ces bras cassés ne peuvent pas le faire eux-même j'te jure..

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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   Dim 4 Oct - 12:56

Merci
J'ai hâte de rper ! I love you
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MessageSujet: Re: la douceur de l'espoir ໙ freya   

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