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 dark star w/Nahla

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MessageSujet: dark star w/Nahla   Sam 3 Oct - 19:30



≡ BAD BOYS AIN'T NO GOOD, BUT GOOD BOYS AIN'T NO FUN ≡


Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis la nuit où le dérapage avait eu lieu. Des jours passés à y penser, puis oublier puis, fatalement, y repenser en se maudissant la faiblesse qui semblait vouloir jouer les maladies opportunistes. Il avait pris l'habitude, Gage, de se lever plus tôt, préparant le café et partir, en claquant la porte violemment pour réveiller la bestiole qui pionçait dans une chambre à l'étage. Parce que. Parce qu'il préférait garder ses distances, conserver ce qui lui paraissait être des limites adéquates, qu'il voulait ( espérait, à ce train là) infranchissables. Au fond, il savait bien que le temps était compté, que chaque minute qui s'égrainait les rapprochait du moment fatidique où ils devraient  évoquer le moment où, l'une de ces limites dites infranchissables, avait été violée. S'il le savait, s'il s'agissait là de bien pire : une certitude, il s'enlisait dans le déni le plus fourbe, occultant l'incident temporairement toujours, jusqu'à ce qu'on rappelle Nahla à son bon souvenir. Il suffisait qu'il fasse un pas, qu'il se rende à l'épicerie pour qu'une vieille chouette lui pose des questions dessus. Il n'était pas suffisamment con pour ne pas remarquer les regards qu'on lui adressait lorsqu'il avait le malheur de croiser quelques puritains pleins de préjugés. Pas assez dupe pour faire croire qu'il n'entendait pas les paroles sales qu'on avait à son sujet. Il laissait simplement courir car si la vie lui avait bien appris une chose, c'était qu'il ne fallait pas s'encombrer du regard des autres. Personne n'était assez digne de juger qui que ce soit, surtout pas lui. Il savait bien, Gage, que la plupart  leur prêtait une liaison. Dans cette ville plus qu'ailleurs, tout le monde semblait comprendre que les apparences étaient souvent trompeuses pourtant, ça crachait sur n'importe qui, sans cesse , n'importe quand. Il avait l'impression qu'à chaque pas esquissé dans une direction (la sienne, par exemple) était suivi de deux autres dans la direction opposée. Et cela n'était dû qu'en partie au fait qu'il fréquentait la racaille.

Cette nuit-là ressemblait malheureusement aux autres. C'était de ses nuits où il allait attendre jusqu'à pas d'heure que la dévergondée rentre. En s'inquiétant beaucoup. C'était une chose de lui accorder des libertés en invoquant l'inexistence d'un lien de parenté, c’en était une autre de la laisser faire aveuglement tout et surtout n'importe quoi, tout en lui permettant de rester sous son toit. Et le fait qu'elle lui ait récemment roulé un patin n'entrait pas le moins du monde en ligne de compte. Il n'était pas stupide, ni sentimentaliste, il ne comprenait pas vraiment toutes les manières qu'elle présentait, ni même pourquoi elle se pavanait souvent sous son regard. C'était un mec, un mec avec des problèmes de mecs, cette vérité banale faisait qu'il n'avait pas idée de ce qui pouvait bien se tramer dans sa caboche de gonzesse et autant avouer qu'il ne désirait pas trop le savoir. Il ne faisait aucun d'effort non plus. Ils s'étaient jusque là contentés de 'vivre ensemble sous le même toit' et c'était d'ailleurs ce qu'il disait à ceux qui lui posaient parfois la question : « on  vit ensemble sous le même toit ». Ça paraissait si évident, à lui, du moins. Jamais ne lui serait venu, avant bien sûr, à l'idée qu'on puisse sérieusement envisager qu'il se passe quelque chose entre eux.  Il en avait fréquenté la sœur, Molly, une tigresse qui lui en avait fait voir des vertes et des pas mures. C'était pas le genre de relation saine qui pouvait se révéler vendeuse mais, la vérité c'était qu'il l'avait « aimé » à sa façon, de manière pratiquement dégueulasse à la limite irrespectueuse. Pour le remercier de toutes ses imperfections, elle avait fini par s'faire la malle, embarquant toutes ses affaires et certaines bricoles qui lui appartenaient, notamment la montre de son grand-père. Il n'avait jamais reparlé de cette montre et en presque deux ans en compagnie de Nahla, il n'avait pas non plus reparlé de Molly.

Planté là, comme un con sous le porche, à attendre que mademoiselle j'fais-c'que-j'veux rentre d'une de ses virées nocturnes commençait à lui rappeler qu'il ferait mieux de tirer tout ça au clair avant que la nervosité qu'il ressentait ( et qui paraissait se décupler au fur et à mesure) ne vole en éclats. Des éclats qui iraient se nicher douloureusement dans Mills. Il passait son temps à essayer de canaliser la colère , il passait son temps à éviter, préserver, protéger sa colocataire de son sale tempérament, de tous ses travers qui faisaient de lui une bombe à retardement qu'il en avait oublié le principal : vivre en étant lui même. Et pas se donner un genre dans le seul but de pas blesser les sentiments de midinette que la brunette pouvait avoir. Il s'était négligé, dans tout ça et le dérapage , le dérapage n'était qu'une couille survenue dans la routine bien huilée pour qu'ils passent à autre chose. Si les raisons s'amoncelaient ( elles étaient nombreuses), l'une d'elles en particuliers le rendait fou.

Il attendit donc dans la fraîcheur, en buvant des bières, assis sur une chaise qu'il avait installé là, plusieurs heures avant qu'il ne la voit finalement arriver.  Lorsqu'elle fut à quelques pas , alcool, mécontentement et ce quelque chose d'indéterminé le poussèrent à aboyer des paroles de son propre grand cru. « C'est la dernière fois que t'rentreras aussi tard » pour appuyer ses dires, il se leva, la dominant de sa hauteur, s'imposant à elle qu'elle le veuille ou non. La dévisageant, il poursuivit : «  J'vais pas te demander où t'étais. Y'a qu'à voir ta dégaine pour le comprendre, en revanche, tu vas devoir  percuter une chose : si ça continue, j'te retiens pas ». Il ne lui laissa pas le temps d'argumenter, il pénétra à l'intérieur, bouillonnant de rage, persuadé que teigneuse comme elle était, elle n'allait pas s'arrêter là. Et en deux ans, il commençait à la connaître. Trop, certainement.
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MessageSujet: Re: dark star w/Nahla   Dim 4 Oct - 14:28

cela faisait plusieurs heures que nahla avait arrêté de travailler. pourtant, il ne lui était pas venu à l'esprit de rentrer directement sous ses draps. pourquoi ? elle évitait soigneusement de se retrouver en tête à tête avec elle-même. qui sait où gage était encore parti, et la maison était vide de sens sans lui. il a cette manière d'occuper l'espace et d'y pomper tout l'oxygène, jusqu'à ce que le cerveau ne puisse plus se dégager de son emprise. elle déteste ça, nahla. c'est pour les faibles. ceux avec un coeur tout mou dégoulinant d'amour. le sien est cabossé, rempli de bleus. un coeur au beurre noir.

après son service qui dura jusqu'à vingt-trois heures avant que l'équipe suivante ne prenne le relais, elle s'accouda au bar devant une vodka et fixa le comptoir un long moment. elle n'était pas le genre de personne a revoir toute sa vie afin d'en faire un glorieux bilan. de toute façon, le sien serait catastrophique. elle se vidait juste le crâne et s'abrutissait au son des musiques irlandaises, des vapeurs d'alcool et des clients qui à cette heure-ci devenaient un peu trop entreprenants. trop de vieux ce soir. si elle voulait s'en taper un, c'est pas un de ceux la qu'elle prendrait. elle chassa immédiatement cette pensée de son esprit. qu'est ce qu'il lui prenait, putain. certes, ce n'était pas une maniaque du contrôle comme son colocataire qui ne laissait jamais rien paraître, mais elle essayait toujours d'éviter les sujets qui pourraient la mettre en rogne. ou la blesser.  ou la laisser accoudée à un bar pendant trois heures.

elle allait partir lorsque l'un de ses chefs lui barra la route, l'entraînant un peu plus loin pour discuter. entre autres, de sa place de serveuse. des possibilités de gagner plus. elle lui lança un regard exaspéré. qu'il était lourd ce con. trois heures du matin et il veut parler boulot. il finit par en venir au fait de ce qui se passait à l'étage inférieur du mucky molly, sachant très bien qu'elle était déjà au courant. tous ceux qui y travaillent depuis au moins un an ont déjà du y descendre et y servir des clients. surtout ceux qui ont une tête à ne jamais aller voir les flics sauf avec des menottes autour des poignets. il lui proposa finalement de venir dans son bureau au sous-sol, le prochain soir où elle travaillait, afin de lui faire une petite démonstration de ses talents de danseuse. comme toutes les filles derrière le bar, nahla savait prendre une attitude lascive et suggestive. comme toutes les filles normales, elle n'avait aucune envie d'être traitée comme du bétail et qu'on lui mette de l'argent dans un des minuscules « vêtements » qu'elle devrait alors porter. ça la fichait en rogne. tu gagneras trois fois ton salaire, qu'il lui dit. il ajouta un « surtout toi » qui lui glaça le sang. son regard s'était promené librement sur son corps comme s'il en avait fait sa propriété privée. elle avait envie de le gifler. de l'étrangler. de lui couper ses putains de couilles. elle fit simplement demi tour et s'engagea dans la fraîcheur de la nuit.

mills enchaina les clopes. elle pris le temps de marcher plutôt que de prendre le bus qui aurait raccourcit son trajet d'une bonne demi-heure. elle avait gardé sa jupe courte et son décolleté vertigineux. elle paraissait alors tellement plus âgée que son âge. elle se rapprocha de la maison, gage à nouveau dans ses pensées. ils se croisaient de plus en plus rarement - jamais la journée, toujours la  nuit lorsque sa bouche était trop prise dans celle d'un autre pour lui parler ou lorsque les rancoeurs étaient au plus haut niveau et qu'elles finissaient par éclater dans la nuit (c'est ce moment là que choisit le voisinage pour les épier sans en perdre une miette). elle détestait qu'il fasse la pluie et le beau temps sur son monde. la présence de reeves l'avait toujours plongée dans un état de tension extrême. elle l'aperçu soudain sur le pas de la porte, plusieurs bières (voir plusieurs packs) à ses pieds. bordel, qu'il était beau, à peine éclairé par la lune. un fauve au clair de lune.

elle fit mine de pas l'avoir vu pour atteindre en vitesse la porte, mais c'était sans compter sur lui.
— c'est la dernière fois que t'rentreras aussi tard.
elle allait répliquer, mais il se leva et elle dut relever les yeux vers lui pour les regarder. ils brillaient de rage. de fureur. le métal de son regard était devenu liquide et semblait vouloir la noyer. lui imprimer ses dires.
— j'vais pas te demander où t'étais. y'a qu'à voir ta dégaine pour le comprendre, en revanche, tu vas devoir percuter une chose : si ça continue, j'te retiens pas.
jamais elle ne l'avait vu si furieux. et elle avait souvent vu reeves en colère. il l'avait regardée avec un tel mépris que, si elle avait été une femme insignifiante, elle se serait flétrie et serait morte sur place. elle n'était pas insignifiante.
il lui tourna le dos pour pénétrer à l'intérieur. elle le suivit de près, jusqu'à ce qu'il s'arrête en se retournant trop rapidement pour qu'elle ne l'évite. elle percuta son torse et faillit perdre l'équilibre. cet homme était dur comme un roc. elle aurait pu parier que son corps avait été taillé à même la pierre. son regard était sombre et hostile.
— qu'est ce que ça peut t'foutre ?
il lui décocha un de ces sourires carnassiers dont il possédait le secret.
— est ce que je te demande où tu traines moi quand je te vois pas pendant trois jours ? j'en ai rien à foutre.
elle espérait qu'il ne remarque pas le mensonge dans sa voix. il remarquait tout. il avança doucement, avec une telle grâce surnaturelle qu'elle se demandait un instant s'il était humain. il coulait vers elle dans toute la puissance de ses muscles fuselés. ils se déplaçait comme s'il connaissait avec une absolue précision l'emplacement de chaque objet dans la pièce. son pas n’était ni lourd, ni furtif. il glissait avec la conscience parfaite de tous les autres atomes en relation avec les siens. il était dangereusement sexy et seul son regard perçait dans la pénombre de la pièce.
elle reculait en même temps qu'il avançait, sans s'en rendre compte. il sembla qu'elle était la proie du lion le plus puissant de la savane et qu'elle risquait d'être rapidement dévorée. sans pitié aucune.
— serais-tu jaloux, reeves ?
elle l'entendait presque s'étouffer à ses mots. son regard se fit plus acéré. le dos de nahla buta contre le mur derrière elle.

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MessageSujet: Re: dark star w/Nahla   Lun 5 Oct - 19:36



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Comme il s'y attendait, elle lui emboîta le pas. Il se sentit aussitôt agacé. Agacé et pris au collet. Il eut l'impression qu'on empiétait dans son espace, elle empiétait dans son espace et ça faisait déjà un sacré bout de temps qu'il subissait sa présence. Il fit volte face et se l'a pris en plein torse. Il vida ses poumons de l'air qui s'y trouvait puis, inspira bruyamment, témoignant à la bestiole à quel point il ne rêvait que d'une seule chose à cet instant, lui tordre le cou, faire en sorte qu'elle ferme sa  gueule une bonne fois pour toute histoire qu'il n'y ait plus aucune contestation entre les murs d'sa baraque. Le regard mauvais qu'il lui offrit fut sans équivoque. Il essuya sa réplique avec toute la  placidité dont il se sentit capable à cet instant, même si ,fallait vraiment pas se leurrer, chaque fibre de son corps trépigna à l'idée de lui envoyer un  bon poing à la figure. Si Gage n'était pas l'individu le plus misogyne vivant au kilomètre à la ronde, Nahla lui donnait souvent de bonnes raisons de le devenir, sur le long terme. Un sourire vint naître sur ses lèvres au moment où dans sa caboche fêlée pris forme une perspective sanglante qui eut le don de l'enchanter, gravement. Il fit un pas, puis deux dans sa direction, jaugeant du regard le sérieux qu'elle semblait vouloir garder. Il ne prit pas la peine de répondre aux conneries qu'elle lui balança se concentrant sur les multitudes de façons de ne plus l'avoir dans ses pattes. Il était clairement énervé, clairement saoul, clairement embourbé. Clairement – pas lui même. Mais, quand est-ce qu'il l'était avec Nahla ? Jamais. Il encaissa la stupidité de sa réplique avec un rire quasi tonitruant qui vint faire trembler les murs. Acculée, il l'observa féroce avec cette lueur de dédain dans les iris, il escomptait bien lui faire comprendre qu'il n'était jamais jaloux des minets qu'elle apportait. Pour la simple et bonne raison qu'il se fichait qu'elle offre à tous les crasseux la possibilité d'une escale entre ses cuisses.  Pourtant, ses poings s'étaient serrés, pourtant ses mâchoires s'étaient crispées, pourtant le sang affluait diablement à ses tempes – et ça, ça le surprit. Il l'envoya finalement, poing. Poing alla se défouler sur le mur. Pas loin du visage de Nahla. L'alcool s'exprima ensuite, pas de la manière la plus polie qui soit. Qui a dit qu'il l'était ? « Mais regarde-toi, Nahla » - il la désigna d'un mouvement du menton «  T'as pas la moitié de c'que j'recherche chez une femme. Dis-moi pourquoi j's'rai jaloux, hein ? » - il l'avait été, jaloux, il savait le goût du sentiment et n'avait surtout pas l'impression de le ressentir. Pas pour elle. Et le fait qu'il estimait ne pas en avoir le droit n'entrait pas en ligne de compte. Cette gonzesse commençait sérieusement à se révéler plus problématique que ce à quoi il s'était attendu. Il commençait avant tout à ne plus savoir quoi en faire, plus savoir comment ne pas poursuivre sans s'engager. «  Là, j'pose l'regard sur une roulure dans laquelle toutes les ordures du coin se sont vidées les couilles » - c'était faux mais il prit son pied à lui cracher ces mots, il prit son pied à être cruel. Il s'immobilisa alors, l'air d'attendre qu'une larme coule, qu'elle chiale sur lui tout son dégoût. Il finit par lever les paumes, reconnaissant par ce geste qu'il avait peut-être été trop loin, qu'il avait peut-être blessé sa seigneurie qui avait, quelques minutes plus tôt, essayé de le provoquer. Putain, elle avait réussi, ses mots avaient été démesurés. Il s'éloigna sensiblement de la jeune fille, une expression ahurie lui imprégnant les traits. C'était loin d'être son genre, les scrupules. Mais il savait plus que quiconque ce par quoi elle était passée, il était peut-être celui qui avait le moins le droit de la juger dans cette ville et pourtant, il avait fait exactement comme tous ceux qui expectoraient leur venin dessus . Merde, c'était peut-être la jalousie qui s'était exprimée, une variante impitoyable. Un ' peut-être ' écœurant qui lui donna envie de quitter la pièce. Mal aise -  revint, mal aise s'étendit, mal aise le poussa doucement vers la sortie. Si ses lèvres le brûlèrent , sûrement l'envie de lui présenter une certaine forme d'excuse, aucun son ne sortit de sa bouche. Rien qui ne ressembla à « désolé », rien qui ne ressembla à « pardon ». « T'es ici chez moi, tu te plies à mes règles , point barre ».  C'était pourtant pas si compliqué.


Dernière édition par Gage Reeves le Mar 6 Oct - 20:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: dark star w/Nahla   Lun 5 Oct - 22:09

nahla en avait vu d'autres. elle avait connu des souffrances sans pareilles et des déceptions que peu de personnes expérimentent. elle avait fait confiance et avait été trahie de la pire manière qu'il soit. elle se doutait qu'un jour, gage ne cautionnerait plus ses actes, parce qu'on peut bien en vouloir aux femmes et penser d'elles qu'elles sont casse-couilles, lorsqu'elles n'ont pas besoin des hommes, c'est à ce moment là qu'ils en font tout un drame. ils ne le supportent pas. leur esprit étriqué ne peut se l'accommoder. ils sont toujours persuadés qu'on leur doit quelque chose, n'importe quoi, mais surtout la reconnaissance de ce qu'ils ont fait ou de ce qu'ils ont eut l'impression d'avoir fait (même s'ils ont simplement écrasé une araignée avec le bout de leur chaussure).

mills fut un instant surprise en voyant la rapidité avec laquelle il avait frappé dans le mur, à quelques centimètres de sa tête. puis, le regard de la gamine se fit plus vif, plus acéré, comme s'il avait porté atteinte à sa personne et violé toutes les limites. autant dire qu'elle n'était pas au bout de ses surprises.
— serais-tu jaloux, reeves?
— mais regardes toi, nahla. t'as pas la moitié de c'que j'recherche chez une femme. dis-moi pourquoi j's'rai jaloux, hein ?
un silence. ils sont en train de s'étriper rien qu'avec le regard. elle imagine qu'elle lui couperait bien ses putains de couilles et qu'elle lui les ferait bouffer avant de l'égorger dans un sourire et de jeter son corps dans la benne à ordures. elle imagine qu'elle le ferait souffrir comme jamais il n'a souffert, elle a envie de lui cracher à la gueule, vraiment, de lui scalper les organes, de trancher ses membres. ses mains se mettent à trembler de fureur.
— là, j'pose l'regard sur une roulure dans laquelle toutes les ordures du coin se sont vidées les couilles.
à présent, il n'était plus question de mort. la mort serait trop douce pour lui. elle aurait voulu lui imposer mille souffrances. putain, pour qui il se prenait. elle ne bougea pas. ses yeux ne cillèrent pas, même si un instant, une pointe d'étonnement passa dans son regard. sa bouche pleine ne formait qu'un trait fermé. son visage était tiré à l'extrême et son corps tendu comme un arc. il leva les paumes mais son regard ne changea pas. il voulait lui faire croire qu'il cherchait à s'excuser ? ces putains d'hommes sont tous les mêmes enfoirés. nahla avait toujours justifié sa succession de conquêtes par le fait qu'elle préférait profiter des hommes avant qu'ils ne profitent d'elle comme ils avaient eut l'habitude de le faire depuis ses neuf ans. elle voulait à son tour les utiliser. bien sûr, certains l'avaient rappelé, le lendemain de leurs ébats. elle s'était chargée d'anéantir leurs faibles espoirs et en retour, elle avait eu le droit à des insultes. comme celles que gage proférait à son égard ce soir même. avec leur putain d'égo, ces « hommes » ou plutôt ces chiens ne comprenaient même pas l'impact de leurs mots.

d'un coup, elle bondit, le martela de ses poings fermés, sans autre résultat que de sentir son torse se resserrer sous ses coups avec plus de force. ses yeux étaient toujours rivés à ceux de gage. il ne donnait pas l'impression de souffrir en silence. il paraissait ne rien ressentir du tout... pour tout dire, il sembla même qu'il s'ennuyait ferme. il se contenta de la laisser le frapper sans dire un mot. il ne fit pas mine de lever la main sur elle, ce qui représentait, elle le soupçonnait, une remarquable concession de sa part.
— t'es le même connard que tous les autres, reeves. tu montes sur tes grands chevaux parce que tu crois qu'à trente ans, t'as plus de cervelle que moi ou que tous nos putains de voisins, mais tu me fais rire. tu me dégoûtes tellement que j'en ai envie de vomir. t'es comme tous ces putains d'hypocrites, bordel. vas te faire foutre.
elle le jaugea un instant, la flamme dans ses yeux ne s'atténuait pas. son corps était bouillant. au bord de l'explosion.
— t'es ici chez moi, tu te plies à mes règles, point barre.
— tu peux rêver, connard. plutôt crever que de t'écouter une seconde de plus. plutôt crever que d'obéir à un seul de tes ordres. tu penses que t'es un modèle, peut-être ? tu penses que tu peux te permettre de dire quoi que ce soit aux autres ? mais regardes-toi, avec tes dix ans de plus, t'as pas fait tant de chemin que ça, à passer ta nuit à te soûler pour me grogner dessus quand je rentre ! pour me menacer de ton poing ! t'es même pas fichu de garder une de tes meufs et tu veux me donner des leçons ? d'ailleurs, je suis persuadée qu'aucune ne voudrait de toi. putain mais molly, qu'est ce que t'as branlé sur ce coup-là. t'es la pire ordure que je connaisse, gage.

elle étouffa un cri de rage. cet homme la rendait folle. il la poussait à bout, dans ses retranchements. d'autres l'emmerdaient, bien sur, mais elle n'avait jamais atteint un tel niveau sur l'échelle de la démence. il éveillait en elle des parties insoupçonnées. il la changeait bien plus qu'il ne pouvait l'imaginer. avez-vous connu ces moments effrayants où le temps se fige ? ces instants où le monde interrompt sa course, où vous pourriez entendre le son d'une aiguille tombant à terre malgré votre coeur qui bat si fort qu'il en est assourdissant, et où il vous semble que vous vous noyez dans votre propre sang, tandis que vous restez pétrifié dans cette éternité immobile, souffrant mille morts, renaissant mille fois, avant de revenir soudain à la réalité ? c'était l'un de ces moments. l'un de ces moments que l'on a pas prévu, que l'on a pas vu venir, que l'on a pas eu le temps d'interpréter. l'un de ceux que l'on ne peut effacer et qui ont changé votre perception de l'autre pour toujours.

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MessageSujet: Re: dark star w/Nahla   Mar 6 Oct - 20:53



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Pas compliqué, difficile à mettre en œuvre.
Elle était adepte de l'esprit de contradiction, passait son temps à remettre en question ses décisions. Nahla commentait tout et trouvait toujours de quoi mettre son grain de sel même lorsqu'il pouvait bien s'en passer. Ils cohabitaient , peut-être mais, la plupart du temps, il se sentait plutôt  en plein régime parlementaire quand l'acte de propriété et les différentes factures qu'il recevait ( et payait) témoignaient du contraire. La belle vie, voilà ce à quoi il l'avait habitué. Elle avait beau se la jouer insolente à lui cracher des atrocités à la gueule ( juste retour des choses, c'est vrai) et brasser de l'air, en lui martelant le torse, elle avait beau lui présenter des traits crispés par la fureur et la possible humiliation ( à laquelle il ne croyait pas du tout), il n'empêchait qu'elle vivait mieux qu'à l'époque où son fils de pute de beau-père venait lui rendre visite la nuit. Fallait subir son sale tempérament ( dieu seul savait qu'il n'était pas facile à vivre) , fallait subir son silence qui parfois valait plus qu'un torrent de mots. Et, il le lui infligea, là. Il lui infligea le regard exsudant le dégoût, la colère. Il lui infligea bien pire que les coups qu'elle venait de lui porter. Parce qu'il préférait ça, ça à comprendre pourquoi est-ce que de la voir ramener des merdes plusieurs soirs, chez lui, avait le don de lui inspirer de sérieuses envies de meurtre. Il recula à nouveau, d'un pas, comme pour se donner une meilleure vision de la folle qu'elle représentait à cet instant. Comme pour admirer l'étendue des dégâts. C'était pas vraiment beau à voir, pas vraiment poétique, pas vraiment propre. Ça ressemblait à tout ce qu'il avait pu faire jusqu'alors, du désordre, pur et dur. Un tableau qui ne payait vraiment pas de mine. Digne de l'artiste raté qu'il avait toujours été. S'il ne ressentit plus l'impétueux désir de  l'encastrer contre le mur le plus proche, il eut envie d'autre chose. Peut-être que pour la première fois depuis deux ans, il la vit en tant que femme et pas en tant que sœur, protégée, morveuse. C'eut pour effet de le frustrer, en tout cas, de le frustrer davantage qu'il ne l'était déjà. « Très bien » - il souffla, l'attrapant par le coude, l'obligeant par ce biais à le devancer, il l’entraîna vers les escaliers qu'ils gravirent sous les protestations de Nahla. Il ne desserra pas une seule fois son emprise, conscient de la fragilité de la brunette, conscient aussi de la chaleur qu'elle dégageait, conscient surtout de l'indécence de la tenue qu'elle portait. Peut-être bien qu'une part de lui faillit exprimer sa nervosité d'une manière autrement plus agressive. Peut-être que cette part crevait à l'idée d'aller plus loin. Il la força à pénétrer dans la chambre qu'il lui avait octroyé, après l'avoir ouvert d'un coup de pied rageur. « T'as cinq minutes pour ramasser toutes tes affaires » - il cracha, la lâchant enfin pour croiser les bras sur son torse , en lui lançant un regard noir. « Tu te tires. Comme ça t'auras plus à m'écouter une seconde de plus » il reprit la formule qu'elle avait employé en lui gueulant dessus quelques minutes plus tôt. Sa fierté l'empêcha de ravaler ses paroles même si l'insidieuse envie demeurait là, depuis la première grossièreté lâchée. Avant de quitter la pièce, il la pointa d'un doigt accusateur. « T'as pas idée de toutes les concessions que j'ai fait pour toi ces deux dernières années, sale ingrate. Ça va au delà d'accepter que tu restes avec moi » - il était hors de question d'énumérer les fois où , en loucedé, il était intervenu pour la sortir d'une merde sans qu'elle ne s'en rende compte, sans qu'il ne veuille en faire des tas. Elle prétendait qu'il n'était qu'un connard, un connard n'aurait même pas accepté qu'elle le remette en cause pour un oui ou pour un non. Il n'aurait pas accepté la moitié, ni encaissé la moitié de ce qu'il avait encaissé jusque là. « Et remercie mes dix ans d'plus pour dégager sur tes deux pieds parce que t'aurais mérité qu'on te brise les rotules pour beaucoup moins que ça ». C'était pas ce qu'il aurait voulu dire, évidemment. Peut-être que la même part qu'il avait tu t'haleur, rageait de ne pas pouvoir en faire qu'à sa tête. Peut-être, c'était pas avec des peut-être qu'il allait passer à autre chose. Il quitta la pièce, la tête lourde. Il ne partit pas se perdre dans la cuisine à la recherche d'un alcool plus fort,non, il se posta en bas des escaliers dans l'attente. Il rumina durant ce qui lui parurent être des minutes, des heures, même. Il essaya de ne pas voir l'ombre d'un regret poindre pourtant, il la vit, l'ombre, elle prit forme au dessus de son crâne. Elle prit sa forme, en haut et  lorsqu'il y jeta un regard, elle lui ressemblait complètement. Et quelque part, il sut que c'était peut-être le moment de. De tirer un trait sur tout ce qui avait pu exister auparavant.
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MessageSujet: Re: dark star w/Nahla   Jeu 15 Oct - 20:58

son silence la heurta bien plus que ses mots. enfin, il le brisa.
« Très bien » nahla se rendit compte à ce moment là qu'il ne connaissait ni sa vitesse, ni les limites de sa force. il l'avait saisit dans un mouvement dont elle n'aurait pu s'échapper, avait fermement tenu son coude (en fait, sa main suffisait à entourer une bonne partie de son bras) et l'avait fait gravir les marches quatre à quatre comme à une gamine de huit ans qui refusait de manger les légumes dans son assiette et que l'on allait punir. elle protesta, bien sûr, essayant de se dégager sans succès. ce n'était que lorsque gage avait décidé de la lâcher qu'il desserra son étreinte et elle retira son bras comme si son contact l'avait brûlé au premier degré. gage reeves était doté d'une telle force physique qu'elle le soupçonna de devoir veiller en permanence à ne pas briser ce qu'il touchait. elle frottait son bras douloureux. elle allait avoir un bleu. un de plus.

d'ailleurs, au moment même où elle essayait de rassembler ses pensées en se demandant comment un être vivant (autre qu'un félin ou qu'un ours polaire) pouvait avoir autant de force, il donna un coup de pied dans la porte (plutôt faible vu que la porte n'était pas sortie de ses gonds) qui s'ouvrit aussitôt. elle savait ce qui l'attendait et plissa les yeux devant la lueur de la lune qui traversait les carreaux. « T'as cinq minutes pour ramasser toutes tes affaires » elle pouffa. elle faillit s'étouffer à vrai dire, mais c'était plus fort qu'elle. si il avait cru une seconde depuis qu'elle avait franchit le seuil de sa porte, qu'elle allait le laisser, il pouvait se mettre le doigt dans l'oeil. encore moins maintenant. encore moins que leurs yeux électriques se cherchaient dans l'obscurité et qu'une vague de chaleur montait en elle. la colère se transformait en un désir d'arracher ses vêtements et de lui mordre chaque parcelle de sa peau. de griffer ses omoplates. de planter ses ongles dans ses hanches. elle secoua la tête pour tenter de chasser les pensées qui l'assaillaient à la vue de gage dans sa chambre, les muscles roulants sous son t-shirt lorsqu'il croisa les bras sur son torse. même si son regard était noir, elle aurait voulu de lui. même si son poing avait dévié dans sa figure. elle avait touché son torse dur comme le roc, elle avait approché ses yeux noirs de fureur. elle avait eut envie qu'il la désire et s'était effrayée à cette pensée. gage était une ordure. elle se dit que pour une fois, au lieu de mettre une ordure dans son lit, elle devrait la fuir. mais comme toujours, elle n'écoutait aucun bon conseil, même lorsqu'il venait d'elle.

« Tu te tires. Comme ça t'auras plus à m'écouter une seconde de plus » elle avait de lui répondre que sinon, il aurait juste pu fermer sa gueule. comme ça, elle n'aurait plus a l'écouter. mais elle se dit que les choses iraient trop loin si ce genre de paroles sortait de sa bouche ce soir. peut-être qu'elle le lui dira un autre.

il se tourna pour quitter la pièce. elle n'avait pas émis un son depuis les gémissements de protestation de l'escalier. elle se tenait là, fière, droite, indécente. perdue. même si ses yeux reflétaient une grande colère, il y passait une vague de solitude lorsqu'il passa le seuil de la porte. une profonde solitude. « T'as pas idée de toutes les concessions que j'ai fait pour toi ces deux dernières années, sale ingrate. Ça va au delà d'accepter que tu restes avec moi » nahla ne bougea pas, pétrifiée sur place. son cerveau cherchait les informations. elle savait qu'elle avait été dure avec lui. il l'avait autant été avec elle. ils avaient été deux prédateurs en chasse, se montrant les crocs à la moindre occasion, étouffés par leurs fiertés respectives. « Et remercie mes dix ans d'plus pour dégager sur tes deux pieds parce que t'aurais mérité qu'on te brise les rotules pour beaucoup moins que ça » elle cria de rage avant de claquer la porte à son tour alors qu'elle voyait son corps descendre les escaliers. elle aurait pu le rattraper. le traiter de connard et mordre ses lèvres, coller son corps contre celui de gage, dur et rassurant. chaud et familier. mais elle resta seule et commença à empaqueter ses affaires. depuis longtemps, elle ne s'était plus demandé ce qu'elle allait devenir. comment elle allait continuer à vivre. surement que maintenant, elle allait devoir se trouver un pauvre type plein aux as qui ne connaissait rien de sa réputation et qui voudrait se marier avec elle au premier regard. il serait moche. il serait con. il serait naïf. il ne serait pas gage. bordel. elle laissa quelques trucs, insignifiants, histoire de pouvoir revenir si elle le voulait. elle pris son sac, presqu'aussi grand et lourd qu'elle (d'ailleurs, la montre bizarre préférée de gage était à l'intérieur) et descendit les marches. reeves était assis en bas. elle ne le quittait pas des yeux.

nahla s'approcha de lui alors qu'il se relevait. le silence devenait pesant. ce n'était pas un silence où ils se battaient. pas un silence où ils ruminaient. pas un silence où ils n'avaient rien à se dire. c'était le genre de silence qui t'enfonce six pieds sous terre. même si aucun des deux n'aurait voulu l'avouer, c'était un silence saturé de regrets. qu'est ce qu'elle devrait dire à présent? elle ne voulait pas partir. elle ne voulait pas quitter sa maison. jamais elle ne s'était autant sentie chez elle. jamais elle n'avait autant désiré rentrer, même si c'était pour s'étriper mutuellement avec son colocataire.

elle ouvrit finalement la bouche, la referma une fois, puis deux, comme un poisson qui manquait d'air. elle se lança enfin alors que le regard de gage ne la quittait pas, sortant simplement de l'ombre. ses yeux ressemblaient à une nuit étoilée.
p'tain reeves, j'sais pas faire ça, alors si tu pouvais te décaler de cette porte, ça m'éviterait...
sa voix n'avait plus rien d'agressif, comme si rien ne venait de se passer. comme s'il n'avait pas détruit tout son monde en pièces et réduit sa vie à néant en quelques phrases. comme s'il ne la jetait pas à la rue.

elle avait levé le regard vers lui et stoppé sa phrase au même moment. il lui sembla qu'il allait lui fondre dessus. comme s'il ne pouvait plus la supporter mais qu'il désirait l'encastrer dans un mur (bâillonnée bien sur), au cas où il aurait à l'utiliser plus tard. au cas où il pourrait avoir besoin d'un peu de compagnie lors d'une journée de grande solitude (ce qui l'étonnerait grandement). bref, elle n'avait jamais vu ni senti une telle attirance. peut-être qu'il ne le remarquait même pas, qu'il essayait de se voiler la face comme elle. des amants maudits.

j'ai réfléchi, cinq minutes. continua-t-elle. elle vit un léger rictus, comme un sourire voilé, passer sur le visage de reeves. sa lèvre s'était à peine retroussée en un mouvement imperceptible. si elle ne l'avait pas connu aussi bien, elle n'aurait rien remarqué.
il avait repris son attitude de prédateur.
à ce que tu m'as dis avant.
elle lâcha un instant son sac et le laissa tomber à ses pieds, veillant à ce qu'il ne se fracasse pas puisque la montre de gage y était, et qu'elle était son dernier espoir en cas de refus de sa part de la garder dans sa maison.
accouche. finit-il par grogner. la patience n'était pas son fort non plus.
tu m'as dis que je suis celle dans qui toutes les ordures du coin s'étaient vidées les couilles.
elle marqua un silence, hocha la tête et resta figée. reeves resta de marbre, le regard dur.
c'est faux. il en manque une.
bien entendu qu'il manquait une ordure au palmarès. gage. sa plus belle ordure.

son corps ne pu plus réprimer ses envies. les bouffées de chaleur l'avaient envahie depuis qu'il avait quitté sa chambre, en fait, depuis qu'il l'avait coincée entre son corps et le mur. il l'attirait indéniablement. elle n'avait jamais oublié la fois où elle avait posé un baiser sur ses lèvres et que pour une fois, elle ne l'avait pas entendu grogner. il n'avait rien dit. son regard n'avait exprimé aucune sorte de haine ou de dégout.
elle se pressa contre lui, si fort qu'elle cru que leurs corps allaient se fondre l'un dans l'autre, attirant sa tête, elle posa ses lèvres sur les siennes, les entre-ouvrant de sa langue, désirant toujours plus comme si elle ne vivait que pour ça. que pour lui. de toute façon, elle n'avait plus rien à perdre. il la jetterait ce soir, ou demain. autant gagner du temps, qu'elle essaya de se dire. comme si elle voulait ignorer pour toujours que son coeur c'était à nouveau ouvert au seul homme qui n'en aurait pas voulu et qui le couvrait de bleus avant de les réparer lui-même : gage reeves.

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