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 My own flesh and blood ♦ Lexie

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MessageSujet: My own flesh and blood ♦ Lexie   Jeu 8 Oct - 19:28

Le regard rivé sur les aiguilles de la pendule trônant au-dessus d’une immense bibliothèque en chêne, Connor observait attentivement ces dernières décrire un cercle parfait, concentré sur le tic-tac si caractéristique du temps qui passait et qui semblait à cet instant s’étirer inlassablement, transformant chaque seconde en une éternité dont il n’appréciait guère la lenteur. La respiration lente, le regard dans le vague et la gorge sèche, chaque battement de son cœur avait l’air de donner le change au cliquetis des mécanismes de l’horloge, rythme régulier et qui avait le don de tendre ses nerfs. Il jouait nerveusement avec son alliance, les mains entre ses cuisses alors qu’il n’osait détourner le regard, comme fasciné par la rotation de la trotteuse qui l’hypnotisait : il n’avait rien à faire là, il le savait. Être assis dans ce fauteuil en cuir, au beau milieu du bureau d’un des notaires de Lonwook alors qu’aucun de ses proches n’était mort : ce n’était pas normal ! La dernière fois qu’il s’était retrouvé dans une telle situation, c’était lors de la mort de sa pauvre femme et s’il n’avait déjà pas apprécié l’expérience à cette époque-là, il pouvait dorénavant affirmer avec certitude qu’il l’aimait encore moins lorsqu’il avait l’impression d’être un intrus. Il avait le sentiment de n’être qu’un imposteur, présent sans aucune bonne raison, si ce n’est la convocation mystérieuse qu’il avait reçu quelques jours plus tôt et qui l’avait emmené à s’asseoir dans ce siège à cet instant précis, à côté de la principale concernée : la jeune Lexie Pulgarin, une amie de sa fille, une jeune fille à qui il volait intérieurement ce qui aurait dû être un moment d’intimité, la lecture du testament de sa mère…

Quelques jours plus tôt, le téléphone de Connor avait sonné : numéro inconnu auquel il avait même hésité à répondre. Il s’était avéré qu’il s’agissait d’un certain maître Bronwood, l’un des notaires de la ville. Selon ses dires, madame Pulgarin avait émis le souhait qu’à sa mort, le quarantenaire soit convoqué à la lecture de son testament. Si le marshal avait d’abord pensé qu’il s’agissait d’une erreur, il fut forcé de constater que ce n’était pas le cas, acceptant de se rendre au rendez-vous par pure curiosité. Pourquoi avait-elle souhaité qu’il soit là ? Ce n’était pas vraiment comme s’ils avaient une histoire suffisamment conséquente pour qu’elle puisse lui léguer quoi que ce soit ? Du moins officiellement ! Les Pulgarin, Connor les avaient rencontré lorsqu’il avait emménagé à Lonwook, sept ans auparavant. Nouveaux en ville, sa fille et lui avaient emménagés non loin de chez eux et Emma n’ayant qu’un an de plus que Lexie, elles s’étaient vite liées d’amitié, passant beaucoup de temps ensemble. En soi, rien d’anormal ni qui ne semblait justifier une telle convocation suite à la mort de la mère de Lexie causée par un cancer meurtrier : ils avaient beau avoir eu une entente cordiale, Connor ne méritait pas autant d’attention, du moins en apparences… Mais au fond de lui, l’homme avait senti un sentiment de gêne s’emparer de son cœur et l’enserrer lors de cette étrange annonce, malaise persistant et qu’il n’avait pas pu chasser durant la courte période entre la convocation et l’actuel rendez-vous : il avait un mauvais pressentiment, le genre d’appréhension qui ne présage rien de bon…

Pensif, le quarantenaire fut tiré de ses songes par le bruit de la chaise tirée par le notaire, ce dernier étant revenu avec un carton marqué du nom de la mère de Lexie et étant maintenant prêt à commencer son petit discours :

« Bien ! Je m’excuse de vous avoir fait attendre, mademoiselle Pulgarin, monsieur Hawkins…  Nous pouvons à présent procéder à la lecture du testament de madame Pulgarin et à laquelle elle souhaitait que vous participiez tous les deux. »

Hochant la tête, plus instinctivement que pour signifier une réelle approbation à quoi que ce soit, Connor déglutit, serrant encore un peu plus ses mains en inspirant profondément. Il y avait des choses dans cette histoire qui étaient toujours restées secrètes et s’il réfléchissait deux secondes, il était parfaitement conscient de la véritable raison de sa présence, ce qui le mettrait encore plus mal à l’aise qu’il ne l’était déjà à l’égard de Lexie, à qui il n’avait pas adressé le moindre regard depuis plusieurs minutes…
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MessageSujet: Re: My own flesh and blood ♦ Lexie   Jeu 8 Oct - 20:26

Des talons qui claquèrent sur le plancher. Le silence dans la pièce, l’aiguille de la trotteuse qui menait un vacarme. Silencieuse, Lexie jouait avec la multitude de bracelet qui trônait à son poignet. Elle ne savait pas trop sur quoi s’enligner. Si elle avait pu quitter, elle l’aurait fait. Cependant, ce n’était pas tous les jours que l’on assiste à la lecture du testament de sa mère. La demoiselle s’en voulait. Elle n’avait pas été là durant les derniers moments de sa mère. Elle n’avait pas pu être là lors du décès, pour lui tenir la main… Elle était donc orpheline, seule au monde. Ses mains se posèrent sur le rebord de sa jupe noire puis elle leva les yeux vers la personne qui venait d’entrer. Elle fronça les sourcils. « Monsieur Hawkins… Mais que faites-vous ici? » Il ne lui répondit pas, fixant le sol. Le cœur de la jeune femme s’emballait. Pourquoi… Elle mordilla sa lèvre puis elle se leva, quittant la pièce et elle alla dehors, prendre une bonne bouffée d’air fraiche. Elle se sentait emprisonnée, perdue. Pourquoi… Un homme passa près d’elle la saluant par son nom de famille. Le notaire. La blonde grimaça puis elle retourna à l’intérieur, allant chercher une bouteille d’eau dans la distributrice.

Elle se reposa sur la chaise en cuir puis elle reposa son regard sur le père de sa bonne amie. Elle fronça les sourcils puis mordilla sa lèvre, cherchant toujours pourquoi il était là. Doucement elle repoussa une mèche blonde derrière son oreille puis elle reposa son regard sur la trotteuse. Lexie avait toujours trouvé que Monsieur Hawkins était séduisant. Ses traits tirés et brûlés au soleil l’avaient terriblement attirée lorsqu’elle était adolescente. Elle avait même jalousée son amie qui vivait avec lui… Amour d’une adolescente troublée. Après tout, elle avait été agressée par la faute de son père et elle lui en avait voulu de ne pas l’avoir protégée. Maintenant que tout ça était derrière eux, Lexie avançait, espérant ne plus avoir de bombe à gérer dans sa vie. C’était l’une des raisons de  son départ. Elle avait pris la poudre d’escampette, essayant d’avoir une meilleure vie. Sa mère était la seule raison de son retour ici. Elle reprenait la maison de ses parents et elle prendrait soin de son oncle, le seul qui lui restait… Cette sale ivrogne imbécile qui passait ses journées à boire.

Le bruit d’une chaise se faisait tirer, Lexie leva les yeux vers le notaire puis elle sourit faiblement avant de voir le carton au nom de sa mère. Ses yeux s’emplirent de larmes. Elle trouvait que c’était difficile de voir le nom de sa mère. Doucement la jeune femme ouvrit sa bouteille d’eau et en prit une longue gorgée avant de regarder Connor. Elle fronça les sourcils, écoutant les dires du notaire. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi il était là. Avant même que le notaire ne puisse dire quoique ce soit, Lexie sentit le besoin de parler. « Je peux savoir pourquoi il est là? Je veux dire c’est mon voisin, on arrête là l’histoire… » Elle frémit puis elle mordilla la lèvre. Le notaire leva un sourcil puis il se racla la gorge avant de commencer à lire à voix haute les dernières demandes d’Hélène, sa mère. Silencieuse, elle écouta attentivement puis le notaire regarda Connor dans les yeux. « Mme Pulgarin vous a laissez une lettre. Voulez-vous que nous la lisions ensemble? » Lexie lança alors un regard noir vers Connor. S’il disait non, elle serait furieuse. Elle avait le droit de savoir. Après tout, c’était le testament de sa mère…


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I think part of me knew the second I saw him that this would happen. It's not really anything he said or anything he did, It was the feeling that came along with it. Maybe he knew that when he saw me. I guess I just lost my balance. I think that the worst part of it all wasn't losing him. It was losing me. △

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Dernière édition par Lexie Pulgarin le Ven 9 Oct - 3:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: My own flesh and blood ♦ Lexie   Jeu 8 Oct - 23:34

L’ambiance était oppressante, plus encore qu’elle n’aurait dû l’être : il était clair qu’il n’aimait pas se trouver là et à en voir par la réaction qu’avait eu Lexie quelques minutes plus tôt, sortant du bureau pour s’aérer, il n’était pas le seul à trouver cela désagréable. Comment pouvait-il la blâmer ? Un homme presque inconnu convoqué à la lecture du testament de sa mère, cela avait de quoi secouer la jeune fille. Dans le meilleur des cas, Lexie pouvait s’imaginer qu’il ait été un soutien pour sa mère durant les quelques années où la demoiselle faisait ses études hors de Lonwook. Dans le pire… Eh bien, il espérait qu’elle n’avait pas pu l’imaginer, car lui avait l’intime certitude que c’était justement le pire qui l’avait emmené ici, ou le cruel destin pour ceux qui y croyaient. Ce dernier avait d’ailleurs joué un rôle vraiment très particulier dans la relation qu’avait eu Connor avec les Pulgarin et il y avait fort à parier qu’il aurait un impact important dans les minutes qui suivraient. En effet, il y avait quelque chose de plus profond qu’une simple affinité entre familles, un secret dissimulé derrière l’histoire banale que tout le monde connaissait et qu’Hélène et le quadragénaire avaient tenté de garder pendant ces sept longues années et qui remontait à il y avait de cela vingt-deux ans, peu de temps avant la naissance de la jolie blonde.

A cette époque, Connor servait chez les Rangers, en mission en Afrique de l’Est et la mère de Lexie était infirmière volontaire pour une mission humanitaire dans la région. Les tensions entre la milice et les forces armées étaient grandes menant finalement à la tragique bataille de Mogadiscio, fin quatre-vingt-treize. C’est peu avant cela qu’ils s’étaient rencontrés, jeunes insouciants à la vie risquée, ne sachant pas s’ils survivraient à cette guerre malsaine. Tous deux avaient quelqu’un qui les attendait à la maison, tous deux savaient qu’une fois de retour sur le sol américain, tout ça prendrait fin. Pourtant, cela ne les a pas empêché de céder à la tentation, l’espace d’un instant, juste parce qu’être amants leur permettait de se sentir vivants, d’oublier que dehors, des hommes pouvaient décider à tout instant de mettre fin à leur existence. Une histoire sans lendemain, vouée à disparaître dans les méandres de leurs souvenirs pour ne plus jamais réapparaître… Ou presque ! Lonwook, des années plus tard, et voilà que leur aventure refaisait surface, dans un coin paumé de Californie. Quelles étaient les chances ? Ils s’étaient reconnus, avaient repris contact, revenant sur leur histoire à l’abri des regards. D’un commun accord ils avaient décidé de dissimuler ça à leurs filles, au monde entier, comme ils l’avaient toujours fait. Mais aujourd’hui, Connor était à peu près certain que sa présence avait un rapport avec cette histoire : lui avait-elle écrit un dernier mot à ce sujet, avant de mourir ? Si c’était le cas, rien n’aurait pu être pire que de le voir lu devant Lexie... Mais pourtant, il sentait l’inévitable arriver.

Déjà, la demoiselle posait des questions au notaire, alors que lui restait silencieux, le regard perdu dans le vague. Il sentait la pression augmenter, le stress s’accroître alors que la blondinette posait des questions tout à fait légitime mais auxquelles il ne pouvait pas répondre. Lorsque le notaire lui demanda s’il voulait que la lettre soit partagée avec la jeune femme, Connor se contenta d’un : « Allez-y… » presque inaudible. Comment pouvait-il refuser cela, lui qui n’avait présentement aucun droit sur quoi que ce soit ici ? C’était le testament de la mère de Lexie et elle avait droit de savoir ce qu’il contenait, même si cela pouvait nuire au pauvre homme. Se raclant la gorge, le notaire pris alors la parole :

« Bien… A Connor. Si tu lis ce message, c’est que le destin qui nous a déjà joué tant de tours a décidé que le dernier chapitre de notre histoire devait se terminer et qu’il est temps pour moi d’en écrire les dernières lignes, celles dont même toi ignore l’existence. Il y a de cela sept ans, lorsque tu as emménagé en ville et que nous nous sommes revus pour la première fois depuis Mogadiscio, nous avions convenu de cacher notre passé commun à nos filles, pour les préserver. Mais peut-être qu’à ce moment-là, j’ai moi aussi cherché à te préserver d’un secret encore plus lourd que celui que nous partagions déjà ou plutôt, je ne suis pas arrivé à te dire la vérité. J’ai essayé pourtant, plus d’une fois même ! Mais comment trouver les mots pour te révéler qu’en rentrant aux Etats-Unis, après la guerre, j’étais enceinte de toi ? Comment te faire comprendre que la petite blonde qui venait taper à ta porte pour jouer avec Emma était en fait ta fille ? J’ai élevé Lexie avec mon mari pendant tout ce temps en sachant qu’il n’était pas le père de l’enfant et je t’ai caché la vérité pendant tant d’années : pour cela, j’en suis désolé… Je ne sais pas si tu peux me pardonner pour ce que j’ai fait, je n’ose même pas te le demander. Mais si j’écris ces mots, c’est également pour te demander de veiller sur Lexie maintenant que je ne suis plus là pour le faire : je sais que je ne suis pas en droit de te le demander mais si il existe encore en toi ne serait-ce qu’un peu de l’homme pour qui j’ai succombé il y a de cela bien des années, je sais que du protègeras Lexie… J’aurais aimé que les choses se passent autrement, j’aurais aimé avoir eu le courage de te le dire en face et encore une fois : je suis désolé. Prends bien soin de toi et de notre fille, signé : Hélène… »

Comme un marteau s’abattant sur sa tête, le contraignant à un silence abasourdi et lourd, la lettre qu’Hélène lui avait adressée était un véritable choc. Pourtant, la surprise n’était pas totalement perceptible chez Connor, l’homme figé sur sa chaise et déglutissant longuement. Si la nouvelle était énorme, il n’avait aucun mot pour la matérialiser. S’était-il déjà posé des questions au sujet de sa possible paternité ? Peut-être… Parfois, lorsqu’il regardait Lexie il pouvait reconnaître certains traits de visage que sa propre mère avait et quand la petite venait passer du temps avec Emma, il n’était pas rare qu’il y voit deux sœurs plutôt que deux amies. Mais avait-il sérieusement envisagé cette éventualité avant aujourd’hui : certainement pas. Peut-être avait-il été dans le déni le plus total pendant tout ce temps, c’était fort probable même, mais les mots d’Hélène étaient la confirmation qu’assise à quelques mètres de lui, sa fille était présente… Son autre fille… Une vérité qu’il ne s’était pas préparé à encaisser…

Levant les yeux vers la jeune fille, incapable de manifester une émotion claire, Connor fixa pour la première fois Lexie depuis qu’il était arrivé dans la pièce, la bouche entrouverte, cherchant ses mots :

« Lexie, je… »

Mais rien ne vint… A ce stade-là, il ne savait pas quoi dire, ni comment réagir… Il ne pouvait que regarder la blonde pour voir qu’il avait été aveugle pendant sept ans, pour voir la vérité en face…

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MessageSujet: Re: My own flesh and blood ♦ Lexie   Ven 9 Oct - 4:25

Silence. Absence de son qui pourrait être pour le moins indésirable. C’était ce qui résonnait dans la pièce. Il était de plus en plus loin, on pouvait entendre une mouche volée, entendre le son de la respiration des deux gens qui prenaient place dans cette pièce. Jouant avec l’ourlet de sa jupe, Lexie essayait de garder son calme. Depuis la mort de sa mère, elle n’avait versé aucunes larmes. Elle ne voulait pas paraître faible, paraître idiote de pleurer… Les deux années qu’elle avait fui, lui avait permis de se forger une sorte de carapace, loin des émotions, loin des drames. Elle avait prit cette habitude, de tout cacher, de ne pas donner de nouvelles… Après tout, pas de nouvelles, bonnes nouvelles, non? Pourtant, chaque fois que la sonnerie du téléphone sonnait, c’était pour annoncer un drame, une fin d’un chapitre, d’une histoire… Peu importe laquelle, mais le téléphone n’apportait aucun réconfort à Lexie. D’ailleurs, lorsque le téléphone sonna pour lui annoncer la mort de sa mère, elle n’avait eu aucune émotion. Elle se souvenait très bien de la conversation. Elle est morte, d’accord, quand, parfais je serai là. Elle avait eu peu d’émotion. Derrière son volant, Lexie souhaitait presque se soit une blague, une mauvaise certes, mais elle avait su, lorsqu’elle tournait le coin de sa rue, que ce ne l’était pas. Beaucoup de clients qui avait été servis par sa mère au Fanny, était venu poser des fleurs devant la maison et quelques toutous. C’est à cet instant qu’elle ressentit une profonde rage en elle. Comment les gens pouvaient-ils être aussi hypocrites? Elle avait pris toutes les fleurs et elle les avait balancés dans la poubelle, sans pitié. Elle était dénuée d’émotions.

Fixant la trotteuse, Lexie se disait que le notaire finirait bien par venir. Par venir les libérer. Cette ambiance était lourde, désagréable, à la limite étouffante. La belle blonde avait pris la décision de sortir pour prendre de l’air. Elle tremblait… Pourtant, elle s’était juré de ne pas ressentir d’émotion. De ne pas flancher, pleurer ou même crier. Doucement, la jeune femme reprit sa place sur la chaise en cuir et elle regardait Connor. Toujours dans le doute, la jeune femme avait fini par lui poser la question, sans réponse. Elle commençait à bouillir. Elle avait toujours eut un tempérament chaud, et elle savait que lorsqu’elle n’avait pas ce qu’elle voulait, elle pouvait devenir explosive. Elle mordillait sa lèvre et elle prit une gorgée d’eau avant de saluer le notaire qui venait de prendre place devant eux. Cet homme était petit, trapu, une barbe de deux, presque trois jours. Un vieux costume brun, qui commençait presque à crier à l’aide… Chemise blanche, tâché par du gras de bacon mal cuit. Une cravate à motif, légèrement trop courte pour couvrir le ventre de l’homme. Front dégarnit… Bref, le vieux garçon qui avait mal vieillit. Elle soupirait et reprit une gorgée d’eau en le regardant sortir la première lettre, adressée à Connor. La demoiselle s’enfonça un peu plus dans son fauteuil et elle écoutait ce que le notaire disait. Doucement, elle ferma les yeux, s’imaginant que c’était la voix de sa mère qui lisait la lettre. Plus le notaire avançait, plus la jeune femme ressentait un inconfort. Puis le verdict tomba. Lexie laissa sa bouteille d’eau tombée par terre et elle ouvrit les yeux, sentant le regard de son père sur elle. Elle leva la main pour le faire taire.

«Garde ta salive… » Son cœur battait la chamade. Elle avait chaud, froid, son cœur voulait sortir de sa poitrine, elle en avait la nausée. Elle comprenait tout à coup plusieurs choses. Combien de fois qu’elle avait été au centre commerciale avec Emma et que les gens les avaient pris pour des sœurs? Combien de fois, que sa mère l’avait obligé à entrer plus tôt, refusant que la jeune fille soupent avec les Hawkins? Et puis, combien de temps, que Lexie avait observé Connor en se disant qu’elle voudrait avoir un mari comme lui plus tard? Beau, doux et si amoureux de sa défunte femme… L’estomac noué, Lexie défit les deux premiers boutons de son chemisier, s’éventant avec sa main. Elle allait faire une crise de panique, c’était certain. Le notaire sourit faiblement en la voyant faire, admirant surtout la vue qu’elle venait de lui donner. Tout son corps tremblait. Elle était folle, folle de rage, de peine. Comment avaient-ils pu leur cacher une chose aussi énorme à Emma et à elle? N’étaient-elles pas assez importantes pour le savoir? Elle l’appellerait comment maintenant? Et puis comment Emma allait-elle l’apprendre et surtout, le prendre? Allait-elle accepter que sa meilleure amie d’enfance était en faites… Sa sœur? Le notaire se râcla la gorge puis il regarda Lexie. « Mlle Pulgarin, voulez-vous prendre une pause? C’est tout à fait… » À nouveau, elle leva la main pour l’interrompre. Elle ne voulait devoir manquer de travail à nouveau pour ça. Le notaire hôcha la tête, repliant la lettre et il la glissa de nouveau dans l’enveloppe au nom de Connor et il la fit glisser dans a direction, avant de prendre une autre avec le nom de Lexie. « Je la lie à voix haute? »La blonde soupirait et se mordillais la lèvre. Elle hôcha la tête puis elle referma les yeux.

« Ma belle Lexie… Ne lui en veux pas… Il ne pouvait pas savoir… Sache que je t’aime… Je te lègue tout et… » Elle explosa. Son regard bleuté se posa sur lui, celle qu’elle appellerait désormais papa. «J’ai été violée, agressée, battue! J’avais 13 ans, quelques mois avant ton arrivée… Ma mère t’a toujours caché ça, elle avait honte… Mais en faites, elle ne voulait pas te dire que TA fille souffrait le matyre de l’intérieur… Qu’elle ne voulait même plus vivre… Pis toi… Tu souriais comme si de rien était… Alors que tu te tapais ma mère. Tu me dégoutes… » Elle se leva brusquement, faisant tomber la chaise de cuir et elle ouvrit la porte du bureau dans un vacarme et elle marchait vers la sortie, faisant claque ses talons sur le parquet. Son cœur battait la chamade de plus en plus, elle avait même de la difficulté à respirer. Elle poussait la porte qui menait à l’extérieur et elle tomba à genou, tenait sa poitrine d’une main et prenant appui sur l’autre. Elle n’arrivait plus à respirer, la panique prenait place en elle. Cette sensation de brûlure, de déchirement… Si désagréable. Une larme coula, puis une deuxième… Les premières depuis le décès de sa mère. La secrétaire du notaire arriva en courant, avant de remarquer la détresse de Lexie et d’appeler de l’aide…

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MessageSujet: Re: My own flesh and blood ♦ Lexie   Ven 9 Oct - 6:14

Le temps s’était totalement figé pour Connor à l’instant même où Lexie l’avait sèchement coupé, le forçant à ravaler ses paroles pour lui laisser un goût amer dans la bouche. Embarrassé, il se contenta d’acquiescer légèrement la tête pour lui faire signe qu’il avait compris, baissant lâchement la tête et détournant le regard, gêné d’avoir tenté quelque chose à son égard. Du grand soldat bataillant sur le front et devenu agent fédéral, il ne restait plus grand-chose à cet instant, son courage s’étant envolé pour laisser place à une impuissance qu’il acceptait bien malgré lui. Que pouvait-il faire de toute façon ? Il était le principal fautif et il ne pouvait plus fuir à présent, juste assumer ses actes, même si cela signifiait ne plus dire un mot à la demande de celle qu’il avait tant blessé. Son cœur s’emballait, il n’arrivait plus à avaler et il serrait les poings tellement forts qu’il aurait pu craindre de voir les veines de ces dernières exploser sous la pression. Hélène l’avait laissé avec une situation plus que délicate à gérer, le confrontant à une paternité qu’il n’avait pas demandé, dont il avait même ignoré l’existence ! Il était perdu, incapable de trouver la moindre solution pour arranger les choses ou du moins, les atténuer. S’il avait mené de nombreuses batailles durant sa vie mais cette fois, aucun de ses talents n’allait l’aider pour ce combat : il était vulnérable et surtout, totalement désarmé.

Lexie demanda au notaire de continuer à faire son travail et Connor pouvait presque sentir la chaleur du sang de la demoiselle en train de bouillir dans tout son corps, rendant l’atmosphère invivable, lourde et insoutenable. Elle lui en voulait : c’était normal, légitime, attendu et laisser le petit homme trapu continuer son travail était le meilleur moyen pour elle d’en finir et de s’enfuir. D’une certaine manière il l’a comprenait, acceptait parfaitement le fait qu’elle souhaite intérieurement mettre le plus de distance possible entre elle et lui : il aurait sans doute fait pareil et se serait presque reconnu en elle, après tout elle était sa fille ! En silence, le quadragénaire écouta la lecture de la lettre d’une oreille distraite, l’esprit focalisé sur les milles et unes questions qui trottaient dans sa tête à présent : Lexie allait-elle quand même l’accepter dans sa vie après ça ? Comment pourrait-il gérer cette nouvelle paternité ? Comme l’annoncerait-il à Emma ? Il avait besoin de réponses, de solutions et malheureusement, aucune ne lui venait à l’esprit. A la place, la seule pensée nette qu’il avait était celle qui lui soufflait que quelle que soit l’issue de cette journée, il se devait de respecter le souhait de sa défunte amante en protégeant leur fille. C’était la seule constante à ce moment-là, la seule certitude qu’il avait : il avait peut-être menti, avait définitivement fauté en trompant sa femme vingt-et-un ans auparavant mais il ne commettrait pas l’erreur de laisser sa progéniture en danger. Il ne pouvait pas échouer sur ce point-là…

Alors que la lecture continuait, la tension finit enfin par exploser : se tournant vivement vers lui, Lexie le fusilla du regard pour déverser le venin qu’elle devait se retenir de lui cracher au visage depuis un moment maintenant. Mots cruels, poignards acérés et qui trouvèrent tous leur cible : le cœur du pauvre homme déjà diminué par la précédente annonce. Lorsqu’elle prit la parole, Connor eut l’impression que son corps entier s’effondrait, terrassé par la nouvelle déclaration de sa fille : en l’espace d’un instant, la jeune femme fit prendre conscience à son paternel que la promesse qu’il s’était faite de la protéger, il l’avait quelque part déjà échoué en étant absent 8 ans plus tôt, alors qu’elle se faisait agresser et violer… Un nouveau revers qui vint frapper l’homme en plein visage, comme un choc qui l’abasourdit pendant quelques instants, secondes précieuses dont la demoiselle profita pour se lever et partir en trombes du bureau. D’instinct, Connor fit de même et se dirigea vers la porte, se retourna un instant vers le notaire en ponctuant d’un simple : « Veuillez nous excuser une minute… », seule réponse qu’il avait trouvé viable aux vues de la situation. Sortant de la pièce, il tenta d’interpeler celle qui tentait de le fuir :

« Lexie attends ! »

Mais il était évident qu’elle ne l’écoutait pas, qu’elle ne voulait pas l’écouter, hermétique à toute remarque qu’il aurait pu faire pour attirer son attention. Il sentait une force obscure enserrer un peu plus son cœur, le blessant à chaque pas, à chaque mouvement. Le couloir menant à la sortie paraissait interminable et pour chaque mètre qu’il parcourait, Lexie semblait en faire deux, creusant encore plus l’écart à la fois physique et mental qui existait entre eux. Impossible : voilà le mot qui définissait parfaitement la situation dans laquelle ils se trouvaient à présent. Ils étaient rentrés dans le bureau quelques minutes plus tôt comme deux connaissances vagues et en ressortaient parents, éloignés à la fois par de mauvais choix et par de malencontreuses circonstances. La situation était catastrophique mais au fond, avait-il seulement existé une possibilité que cela se passe bien ? Il ne pensait pas…

« Lexie je t’en prie, écoute-moi… »

Paroles vaines prononcées alors que la jolie blonde franchissait la porte menant à l’extérieur et que l’homme s’empressa d’emprunter à son tour. Il la vit s’écrouler devant lui, le souffle coupé, incapable de se relever. Pendant un court instant, il resta dans l’encadrement de la porte à la regarder, désemparé : elle était dans cet état par SA faute et même s’il ne l’avait jamais voulu, c’était à cause de lui et de ses choix qu’elle souffrait aujourd’hui. Etait-il sage qu’il continue à insister aujourd’hui ? Ne valait-il pas mieux qu’il lui laisse un peu d’air ? Peut-être… Mais d’un autre côté, il ne voulait pas tourner de nouveau le dos à sa fille, pas après avoir été absent pendant toute sa vie ! Faisant un pas vers elle, il inspira profondément en la regardant :

« Je suis désolé Lexie, je n’ai jamais voulu que les choses se passent comme ça… Je n’ai jamais voulu que mes choix te blessent… »

Il s’avança encore un peu pour finalement voir que la jeune fille était encore plus en détresse qu’il ne l’imaginait, la respiration coupée, les larmes aux yeux. La voir ainsi lui fendait vraiment le cœur, une vision encore plus douloureuse que les mots qu’elle avait pu lui dire quelques secondes plus tôt. Jetant un œil vers la secrétaire, il ordonna :

« Pouvez-vous appeler un médecin s’il vous plait ? Et trouvez-moi un sac en papier ou quelque chose du genre, avec un verre d’eau ! Vite ! »

L’employée s’exécuta, accourant à son bureau pour composer un numéro d’urgence. Il y avait fort à parier que Lexie faisait une crise d’angoisse et il fallait que Connor réussisse à la calmer. Ses compétences en médecine étaient très limitées mais d’instinct, il s’approcha encore plus d’elle, posant une main sur son épaule et se mettant à sa hauteur, comme un père venant au secours de sa fille. La mine triste et profondément désolée, il regarda la jeune femme sans rien dire : comment avait-il pu passer à côté pendant tout ce temps ? En la voyant, il était évident qu’elle lui ressemblait… Il avait été aveugle pendant tant de temps, mais là n’était pas la question pour le moment :

« Ecoute, tu as tous les droits de m’en vouloir et je comprendrais parfaitement que tu me haïsses pour ce que j’ai pu faire ou ne pas faire… Je ne te demande pas de me pardonner ou même de me supporter et dès demain, tu seras libre de me laisser entrer dans ta vie ou de m’en bannir… Mais laisse-moi t’aider aujourd’hui… S’il te plait Lexie… »

Sa voix était douce et rassurante et il était évident qu’il essayait de surmonter son embarras à ce moment-là… Mais il fallait qu’il le fasse… Pour elle, et pour le possible avenir de l’autre relation…


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MessageSujet: Re: My own flesh and blood ♦ Lexie   Ven 9 Oct - 19:49

Lexie avait beaucoup de souvenirs de ses journées passées auprès de Monsieur Hawkins. Elle ne pouvait plus compter le nombre de fois qu'il l'avait amené avec eux dans une sortie qui aurait dû être familiale. Le sourire que l'homme affichait chaque fois qu'il voyait sa mère, ce petit geste sexy et timide que sa mère faisait chaque fois qu'elle le voyait. Tout était clair maintenant. C'était aussi clair que de l'eau de source. Ils avaient eu une aventure et elle en était le fruit. Elle allait donc subir les répercussions de cette folie pour le reste de sa vie. Le fait de l'apprendre par le notaire et non par sa propre mère rendait Lexie folle de rage. Elle qui avait eu tant de difficulté à se trouver, à trouver une identité, elle devait donc maintenant réapprendre à vivre et à se chercher, en étant la fille du Marshal Hawkins et non la fille du motard Pulgarin. Le seul sentiment qui lui restait maintenant était le dégout. Comment sa mère avait-elle pu leur mentir, à elle et à l’homme qu’elle avait épousé? C’était maintenant plus clair. Toutes les engueulades, les colères, les coups et les bris de bières… Il avait fini par le savoir que Lexie n’était pas sa fille.

L’homme trapu continuait donc de lire les mémoires d’Hélène, alors que la respiration de la blonde s’accélérait. S’en était trop, beaucoup trop pour aujourd’hui. Mains sur les bras de la chaise, elle avait craché son venin au visage de son père, elle avait envie de le traiter de tous les noms, mais rien ne sortit. Elle regrettait presque ses paroles… Jamais elle ne lui aurait dit que c’était de sa faute l’agression, mais elle avait subi tout ça à cause de papa Pulgarin… La blonde avait donc prit la poudre d’escampette, ne s’excusant pas, ne prévenant pas personne dans la salle. Elle courrait vers une nouvelle liberté. Le bruit de ses talons sur le sol, ses cheveux blonds au vent, on aurait dit une scène de film. Elle se sauvait, sauvait de la réalité, celle qui venait de lui exploser en plein visage. Pourquoi? Pourquoi maintenant, aujourd’hui? N’aurait-il pas mieux fait de garder cette lettre pour lui? De la lire en privé, en silence et de garder à jamais se secret bien enfouit et de la protégée à distance? La demoiselle poussa donc vivement la porte qui menait à l’extérieur, mais l’air frais frapper un mur. Elle était incapable de respirer.

Elle se tenait la poitrine, la douleur, aussi intense soit elle, la rendait plus forte de jour en jour. Fixant le sol, une larme tomba, puis une deuxième. La secrétaire retourna à l’intérieur sous les ordres de Connor pour appeler de l’aide puis il se posa devant elle, glissant ses mains sur ses épaules. Il essayait de se faire pardonner, mais le mal était fait. 21 ans. Elle apprenait après tout ce temps qu’elle avait été dans un total mensonge. D’une main plus ou moins incertaine, Lexie s’étira, passant le bras autour du cou de son père et elle le sera contre lui, les larmes coulant encore sur ses joues. Respiration toujours lente saccadée et sifflante, la jeune femme se laissait aller contre l’homme qu’elle appellerait désormais papa. Jamais elle n’aurait cru que ça l’aurait pu être possible… Demain serait un autre jour, peut-être qu’il ne voudrait pas d’elle, peut-être qu’il ferait comme si de rien était… Elle aurait du mal à s’en remettre cette fois-ci… Tenant toujours son père du mieux qu’elle pouvait, cherchant un peu de réconfort, l’ambulance tourna le coin de se gara dans le stationnement. L’ambulancier sortit et s’approcha d’eux avec un brancard et ils aidèrent Lexie à s’y étendre avant de lui poser quelques questions simples.

L’ambulancier passa son stéthoscope sous le chemisier de Lexie, pendant que son collègue donnait de l’oxygène à la jeune femme. Le jeune homme regarda Connor. « Elle est en détresse respiration, on va lui donner une dose d’adrénaline, ce qui va aider au dégagement de ses bronches et voies respiratoires, elle devait aller mieux après » Les larmes continuait de couler sur les joues pâles de la jeune femme alors que les ambulanciers s’occupaient de faire leur travail. Après avoir reçu l’adrénaline. Lexie se mit à tousser, s’obligeant à s’asseoir. L’ambulancier lui caressait le dos pour la réconforter, lui offrant son plus beau sourire. C’était à la limite de la drague. Une fois que ses constances furent pour le moins normales, l’ambulancier l’aida à aller s’asseoir sur une marche de l’escalier, lui promettant de prendre de ses nouvelles. Enfin calmer, la demoiselle prit volontiers le verre d’eau que la secrétaire lui offrait et elle regarda Connor. « Je ne t’en veux pas… Ma mère aurait dû te prévenir qu’elle était enceinte de toi. Elle aurait dû te le dire quand tu as emménagé près de la maison… Mais ce qui me tracasse… C’est comment as-tu pu être aussi aveugle? Regarde-moi… Regarde Emma… On se ressemble en tout point… » Elle s’arrêta, le regardant puis elle prit une longue gorgée du verre d’eau. Elle restait assise, ne trouvant pas que ses jambes étaient encore assez fortes.

« Maintenant… La question est… Veux-tu de moi comme fille? Ou je dois continuer d’agir comme si tu étais un pur inconnu, le père d’une amie? » La blonde posa son regard sur lui. Elle avait tellement pleuré parce qu’elle se sentait seule, elle espérait tellement qu’il décide de la prendre sous son aile et qu’il la traite comme sa propre fille… Après tout, c’est ce qu’elle était. Alors c’était facilement acceptable… Leur situation soulèverait beaucoup de questionnement, mais Lexie se sentait presque prête à le défendre et à défendre sa mère… Lui, l’était-il?

_________________

I think part of me knew the second I saw him that this would happen. It's not really anything he said or anything he did, It was the feeling that came along with it. Maybe he knew that when he saw me. I guess I just lost my balance. I think that the worst part of it all wasn't losing him. It was losing me. △

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MessageSujet: Re: My own flesh and blood ♦ Lexie   Sam 10 Oct - 4:59

En l’espace d’un instant, Connor avait troqué sa stupéfaction due à la nouvelle de sa paternité et son embarras à l’égard de la situation pour un rôle auquel il était beaucoup familier : celui de la figure rassurante et dans ce cas précis, paternelle. Un ton mesuré, des mouvements doux et délicats, un air bienveillant sur le visage : voilà ce qu’il pouvait offrir à Lexie pour l’aider à se remettre de ses émotions. Oui, il ne pouvait qu’avouer qu’il avait fait un mauvais choix en gardant l’aventure qu’il avait eu avec Hélène secrète et sans doute aurait-il mieux fait d’être plus responsable en avouant tout à ses filles. Il était également certain qu’il ne pourrait jamais rattraper le temps perdu, jamais effacer le mal qu’il avait pu faire en gardant cette information pour lui, par honte et par gêne. Mais s’il ne pouvait pas se racheter pour ses erreurs passées, peut-être pouvait-il au moins éviter que les choses empirent en assumant pleinement son rôle dès aujourd’hui, à apprenant de ses erreurs et en acceptant la nouvelle avec dignité et maturité. En voyant Lexie à genoux, la respiration difficile et les larmes aux yeux, son instinct de père avait refait surface en quelques secondes et il avait agi comme si elle avait toujours fait partie de sa famille, la chair de sa chair…

« Doucement Lexie, je suis là… Je suis près de toi, tout va bien se passer… »

D’un bref coup d’œil, il s’assura que la secrétaire du notaire exécutait bien les ordres qu’il lui avait soufflé quelques instants plus tôt, le regard inquisiteur et lourd : le bien-être de sa fille était en jeu et il ne tolèrerait absolument pas que quelqu’un échoue à l’aider. Reportant son attention sur la blondinette, il finit par s’asseoir définitivement à ses côtés en prenant doucement sa main, en la regardant avec tout l’amour qu’il pouvait ressentir à cet instant : elle était sa fille et il ne pouvait pas avoir de doute à ce sujet, il le voyait maintenant ! Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Elle avait ce regard, ces traits si caractéristiques des Hawkins, ces détails sur son visage qui lui rappelait tant sa propre mère, sa fille aussi… Mais plus qu’une simple ressemblance physique, cette certitude avait quelque chose de beaucoup plus viscéral, instinctif : elle était sa fille car il le ressentait comme tel. Il avait parfois eu ce sentiment lorsqu’il avait accepté d’amener Lexie en ballade avec Emma, qu’elle venait manger le midi entre les cours… Il avait eu l’impression qu’elle était la seconde fille qu’il n’avait jamais eu et qui l’était réellement. Dès lors qu’il avait posé les yeux sur elle, sur le palier menant au bureau du notaire, il avait su qu’elle était liée à lui par le sang.

Doucement, la jeune fille enroula son bras autour du coup du quadragénaire, se rapprochant finalement de lui, cédant à l’appel du réconfort qu’il lui proposait dans ce moment d’intense perdition. Il s’était attendu à être repoussé violemment mais finalement, ce fut l’inverse qui se produit. Délicatement, il passa une main dans son dos pour lui offrir une caresse rassurante, inspirant lentement pour éviter de lui-même verser une larme. Comment Hélène avait pu lui cacher cette paternité aussi longtemps ? Plus que ça, pourquoi l’avait-elle fait ? Peut-être par peur de le voir fuir, par crainte qu’il n’assume pas sa part de responsabilité ? S’il comprenait ses raisons, une part de lui trouvait tout de même ça très absurde. Alors qu’il passait une main dans les cheveux de sa progéniture, Connor inspira profondément et vint déposer un unique baiser sur son front, regardant alors l’ambulance se garer plus loin et l’équipe médicale venir à leur secours. Bien vite, Lexie fut prise en charge par les ambulanciers qui firent de leur mieux pour l’aider à retrouver son calme et son souffle. Inquiet, le paternel s’écarta un peu en les regardant faire, se retenant par ailleurs de venir bousculer l’un des paramédicaux un peu trop entreprenant avec sa fille : s’il n’était pas en train de la soigner, nul doute que le marshal aurait joué des coudes pour calmer ses ardeurs.

Alors qu’elle reprenait peu à peu calme, l’un des ambulanciers rassura le père et l’autorisa à se rapprocher, ce qu’il fit alors que la secrétaire venait lui apporter un peu d’eau. En voyant qu’elle allait mieux, une vague de soulagement s’emparant de lui, chassant l’inquiétude qui était encore un peu visible sur son visage. Lorsque la blonde reprit la parole, il l’écouta attentivement, buvant le moindre de ses mots pour ne pas en perdre la moindre miette : il avait déjà trop perdu ces sept dernières années. Et elle avait raison : comment avait-il fait pour passer à côté de ça ? Après tout, les années collaient, elle lui ressemblait et elle ressemblait à Emma et en plus, Hélène avait toujours agi étrangement lorsqu’il s’agissait d’elle et de Connor.

« Peut-être que je pensais impossible que tu sois ma fille… Tu avais déjà un père et il aurait été impensable pour moi que je puisse prétendre prendre sa place… Peut-être qu’inconsciemment, j’étais aveuglé pour ne pas accepter l’évidence… »

Comment aurait-il pu savoir ? Ou plutôt, comment aurait-il pu avoir la certitude que cela soit vrai ? Hélène ne lui avait rien dit et il n’avait jamais osé demander, sûrement car cela remettait en question une grande partie des certitudes qu’il avait dans sa vie, comme l’annonce avait remis en question toutes celles de Lexie. Faisant un pas vers la demoiselle, il retroussa un peu ses lèvres en secouant doucement la tête :

« Je ne peux pas blâmer ta mère de m’avoir dissimulé la vérité pendant tout ce temps… Elle avait ses raisons et même si je le voulais, je n’ai pas le droit de la juger alors que je n’ai pas su faire mieux en vous cachant notre relation, à toi et à Emma… Il inspira profondément, joignant ses mains devant lui en la regardant. Mais ce n’est pas vraiment ce qui compte maintenant, pas vrai ?! »

Il savait très bien ce qui importait et Lexie aussi : comment ça allait se passer maintenant ? Elle lui demanda d’ailleurs assez franchement ce qu’il en pensait, ce qu’il comptait faire. Pendant trop longtemps il avait fui ses responsabilité, en avait même ignoré certaines pourtant primordiale : quelle allait être sa ligne de conduite maintenant qu’il savait que son sang coulait dans les veines de la jeune femme ? Des questions primordiales et auxquelles il n’avait que très peu de temps pour réfléchir :

« Eh bien… Tout ça, toutes ces informations… Ca fait beaucoup à digérer et je ne te mentirais pas en te disant que je ne me pose pas beaucoup de question à ce sujet : ça change tout ! Notre relation, nos vies, Emma… Je ne sais pas encore vraiment comment réagir avec tout ça… »

Il ne pouvait cacher qu’il était un peu perdu, que tout ça paraissait même limite irréel à ses yeux : l’arrivée d’une fille de vingt-et-un ans dans une vie, alors que notre femme est morte depuis sept ans et qu’il s’agit de la fille illégitime que l’on a eu avec notre amante… Cela faisait très téléfilm dramatique. Connor était habitué à gérer des situations tendues dans son travail mais ça… C’était d’un tout autre niveau. Cependant, il gardait en tête qu’il avait aussi des certitudes à propos de la situation, notamment au sujet de son rôle avec Lexie. Aussi, il se tint en face d’elle et posa une main réconfortante sur son épaule, un léger sourire aux lèvres :

« … Mais je sais que j’ai fait une énorme erreur ces sept dernières années et je ne peux pas continuer ainsi, pas en te voyant... Tu es ma fille Lexie et si les circonstances ne nous sommes pas favorables, je peux voir en te regardant que mon sang coule dans tes veines, qu’à partir d’aujourd’hui nous sommes liés… Si tu acceptes ma présence, si tu arrives à voir en moi un père comme je vois en toi ma fille… Sache que je serais là pour toi et que je ferais tout mon possible pour remplir mon rôle que j’ai négligé bien malgré moi… »

Il était prêt à être son père, à avancer avec elle car il n’avait pas pu le faire auparavant. Cela entraînerait sans doute des nombreux changements dans sa vie, mais il s’en fichait : il ne pouvait plus fermer les yeux comme il l’avait fait dans le passé. Mais s’il voulait assumer son rôle, il fallait voir si Lexie le voulait également…

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