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 ain't no god on my streets – gally

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MessageSujet: ain't no god on my streets – gally   Ven 9 Oct - 22:53




saul gallagher
follow me into the jungle

★★★
surnom + comme son père avant lui, on l'appelle généralement gally, diminutif de son patronyme. y'en a même qui se permettent un junior pour faire la différence avec son vieux - mais seulement s'ils sont dans ses bonnes grâces, sinon ils repartent avec quelques dents en moins. pour le reste, ça se cantonne à saul. simple et efficace ; un peu comme lui. âge + en théorie son compteur affiche déjà trente-sept piges, mais en pratique ça varie. y'a des jours où ça descend à quinze ou même huit, puis d'autres où ça grimpe à cent-cinquante. tantôt gamin et tantôt vieillard, la vie l'épuise, la vie le ronge - et cette chienne de vie, il la baise. lieu de naissance + lonwook le berceau, lonwook qui finira certainement tombeau. ah ce qu'il peut l'aimer, sa putain de ville chérie. au moins autant qu'il la déteste parfois. nationalité + né sur le sol de l'oncle sam, américain et fier, américain et con. origines + le sang de farfadet du côté paternel, y'a de vieilles origines irlandaises qui se trimballent dans ses veines. il s'en cogne un peu, sauf quand il s'amuse à le revendiquer pour justifier ses conneries. c'est pas sa faute : c'est dans ses gènes, vous comprenez. emploi/études + il se considère avant tout comme un membre des sons of anarchy - c'est sa fonction première, c'est même tout ce qu'il a. mais son boulot, c'est officiellement mécano au monroe's garage. les mains qui puent l'essence et le son des moteurs, c'est ce qu'il fait de mieux. c'est le mozart du cambouis. statut amoureux + cœur foireux, les miettes qui peinent à se recoller, l'organe atrophié dans la poitrine. l'amour c'est la roulette russe et il a tenté plusieurs parties ; il a perdu chaque fois. alors qu'elles aillent toutes se faire foutre, entre ses draps de préférence. sans jupons fixes, il est qu'un foutu vagabond. situation sociale + suffisante pour le moment. c'est pas tous les jours la joie, y'a pas à dire, mais ça pourrait quand même être franchement pire alors il dit rien. tant qu'il aura de quoi boire et bouffer, ça fera l'affaire. orientation sexuelle + les donzelles et le bon scotch, les donzelles et l'horreur qu'elles sèment dans leur sillage. hétérosexuel même si les années de prison ont été rudes. caractère + rancunier, protecteur, désinvolte, courageux, sarcastique, observateur, arrogant, loyal, possessif, dévoué, violent, tenace, provocateur, débrouillard, fougueux, malin, joueur, passionné. avatar + michiel huisman. groupe + the club, that's life.


my love song : the rubens ○ my gun.
-------●-------

y'a des cicatrices qui lui maculent l'épiderme, souvenirs de bagarres et affrontements divers ; certaines datant de la prison, d'autres beaucoup plus vieilles. les seules qu'il déteste, c'est celles qui lui marquent les bras, rappelant son ancien statut de junkie. ♦ son sourire le quitte jamais vraiment. peu importe son état, ça semble imprimé sur sa face au fer rouge. probablement que le jour où la faucheuse viendra le cueillir, il aura le visage fendu en deux, un éclat moqueur dans les prunelles. ♦ il prône généralement une attitude je m'en foutiste, comme s'il ne prenait absolument rien au sérieux. mais c'est faux. ♦ les espaces clos et confinés, il supporte plus du tout. il a besoin d'air, de liberté, à tel point que la prison lui a fait développer des tendances à la claustrophobie. ♦ en dix ans, le monde a sacrément changé, surtout la technologie. il y comprend plus rien, c'est un véritable cauchemar. tout ce bordel dernier cri lui sort par les yeux, les narines, et tous les orifices que tu veux. ♦ l'odeur de clope qui l'accompagne fait un peu partie de sa marque de fabrique. c'est très rare de le voir sans une cigarette coincée derrière l'oreille, quand c'est pas dans la bouche. ♦ quand il a un truc à dire, il le dit. les pincettes il connaît pas, le tact non plus. y'a tout qui sort sans filtre, comme ça lui vient, au moment même où ça lui traverse la tête. c'est pas toujours conseillé mais il en a rien à carrer. ♦ se foutre de la gueule des gens c'est tout un art, et il le maîtrise franchement bien. il a pas trop de mal à trouver le point douloureux et à appuyer dessus comme un acharné, avec un rictus accroché sur les lèvres, et une lueur insolente dans le regard. faut croire que ça lui plaît, de faire chier. ♦ à priori, on peut croire qu'il tient l'alcool mieux que quiconque - il change pas des masses quand il est bourré. jusqu'à ce qu'il parte dans des grands discours sans queue ni tête, un peu trop philosophiques pour un type comme lui. ♦ les sons of anarchy, c'est toute sa vie. son vieux en a fait partie avant lui, et saul ne les a rejoints qu'après sa mort. c'est grâce à eux qu'il s'est sorti de sa misère et des travers de la drogue, ils sont la seule famille qu'il lui reste et il leur sera fidèle jusqu'à la tombe. il l'a déjà prouvé, et il hésitera pas à recommencer. ♦ bizarrement il s'entend à merveille avec les gosses ; ils le font rire et il le leur rend bien. foutez-le dans une pièce avec un gamin pendant cinq minutes, ils en ressortiront comme les meilleurs amis du monde, tellement soudés et complices que c'en est impressionnant. ♦ y'a pas grand-chose dont il est fier, dans sa vie. sa bécane, son appartenance aux sons, et ses talents de mécano. c'est à peu près tout. ♦ sa plus grande faiblesse, c'est la gent féminine. quand il est amoureux c'est une catastrophe, il en devient complètement marteau, il pourrait faire n'importe quoi. mais y'a dix ans, il s'est fait une promesse : plus jamais. son cœur, il est trop piétiné. ♦ du genre tactile et sans-gêne, il a aucun mal à toucher les gens sans même y faire gaffe, et à devenir familier rapidement. puis la pudeur, il connaît plus vraiment. il pourrait bien se trimballer à poil dans la rue sans que ça lui pose le moindre problème. ♦ dès sa sortie de prison, il s'est pris un chien. un beauceron femelle, qu'il a appelée blue. il l'emmène avec lui partout où il le peut, parfois même au garage, et elle lui obéit toujours au doigt et à l'œil. ♦ s'il a pas beaucoup changé à première vue, son séjour à l'ombre et le temps l'ont quand même rendu plus instable qu'auparavant. la violence le démange et si on le lâche, il plongera sur sa proie tous crocs dehors, prêt à faire un carnage, comme un chien enragé. la bête est contenue, mais elle est bien là, à l'intérieur. ♦ saul, il fait toujours ce qu'il a à faire sans broncher ; il rechigne pas à la tâche, peu importe ce que ça peut bien être. il serre les dents quand ça fait mal, et il s'exécute, un point c'est tout. il se plaint pas. il se plaint jamais.

▸ a twist in my story. ◂
pourquoi avoir fait le choix d'être à Lonwook ? + Lonwook il y est né, et il l'a jamais vraiment quittée - sauf pour la prison. Cette foutue ville, il lui a déclaré son amour en la protégeant, puis il l'a maudite sans vergogne. Il l'a haïe, il s'est promis de se tirer de ce trou, puis il a fini par trouver sa place ; il est resté. Il l'aime et puis il la déteste, c'est toujours en dents de scie. Mais il pourra bien dire ce qu'il veut, Lonwook, il l'a dans la peau. Il finira toujours par y revenir.

que penses-tu des bikers ? + Ils sont sa famille. Il a grandi en les connaissant tous plus ou moins puisque son père en était un lui-même, alors Saul les a admirés et puis méprisés, avant d'apprendre à les aimer. Ils l'ont sauvé d'un destin merdique, ils lui ont donné une raison d'avancer, un endroit où se sentir chez lui. Il estime qu'il leur doit tout et vaut mieux pas s'aviser de cracher sur les Sons of Anarchy devant lui - à moins d'être suicidaire.

as-tu déjà eu des ennuis avec la police ? + C'est un peu inévitable au vu de ses activités, et ça l'a jamais franchement dérangé. Il a passé son adolescence à se retrouver au poste pour toutes les conneries qu'il accumulait, et puis c'est devenu plus sérieux au fil du temps et de son entrée chez les SOA. Jusqu'à ce qu'il tue pour eux, pour sa propre rage, pour protéger ce qu'il avait - brisant son cœur au passage. Il a fait de la prison pour ça ; dix putain d'années qui continuent de le bouffer. Mais s'il fallait le refaire, il hésiterait pas une seule seconde.

pseudo/prénom + skip. pays + france. tu as découvert TITC sur + bazzart. taux de présence + ça varie selon l'irl, mais quasi tous les jours en général. ton avis sur TITC + soa ça pue et le forum est tellement naze que j'ai décidé de m'inscrire. code du règlement + le club c'est la vie. qui suis-je ? + (x) je suis une pépite de mon esprit () je suis la création d'une adorable personne () je suis un beau prédéfini c'est le moment de se lâcher +



Dernière édition par Saul Gallagher le Dim 11 Oct - 18:09, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Ven 9 Oct - 22:54

total eclipse of the heart.
i'm a dead man walking here but that's the least of all my fears.

– 1996 –

Le teint cireux et les traits tirés, Saul a le cœur au bord des lèvres, un volcan dans les tripes et un iceberg sous la peau. Il a chaud et puis froid, y'a des frissons qui viennent secouer sa carcasse pour le faire chanceler ; comme une bougie dont la flamme vacille sans jamais s'éteindre complètement. Ses veines lui font un effet papier de verre, ça gratte et ça brûle, il a l'impression que le sang a laissé place à une traînée sableuse et il a envie de s'arracher la peau pour stopper son foutu calvaire. Calvaire qui porte un nom : le manque. Son organisme hurle et supplie, il l'implore de lui donner ce dont il a besoin, cette substance dégueulasse qu'il s'injecte jour après jour. La drogue, l'héroïne, cette connerie qui s'est insinuée dans sa vie et dont il arrive plus à se débarrasser. Y'a ses entrailles qui hurlent à l'agonie et il sait plus quoi faire. Il a plus de thunes, il a rien, que dalle pour se procurer l'antidote à ce cauchemar – antidote qui est pourtant un poison. Saul, il se dit qu'il serait capable de tout pour y remédier.

Sûrement que son vieux doit se retourner dans sa tombe et lui cracher dessus de là où il est. Gally senior, il a jamais réussi à dialoguer avec son fils et à comprendre sa faculté à se foutre en l'air tout seul, il a jamais pu le faire arrêter. C'est pas faute d'avoir essayé. Mais maintenant il est plus là, il est juste enterré six pieds sous terre et y'a plus personne pour venir le chercher par la peau du cul en balançant un flot d'insultes sur le chemin. Y'a plus personne qui se soucie de savoir dans quelle ruelle il a décidé d'aller se paumer, une seringue plantée dans le bras. Du moins c'est ce dont il se persuade, le sale gosse. Après tout il a plus de famille ; le cancer a avalé sa mère quand il était trop jeune pour ces conneries, et son père s'est fait cueillir par une balle entre les deux yeux y'a pas si longtemps. Il lui reste quoi, hein ? Rien.

Pourtant il sent des mains qui l'agrippent et qui le forcent à se redresser, des phalanges campées sur son visage pour le tenir en place et le forcer à regarder devant lui. Ses yeux sont trop fatigués, ses paupières veulent se fermer et ses pupilles ont du mal à faire le point sur son vis-à-vis. Il perçoit vaguement des traits masculins qui lui sont familiers, une barbe, et puis un blouson en cuir estampillé Redwood Original sur le cœur, Samcro sur le flanc. « Allez gamin, bouge tes miches, on s'tire de là. » La voix lui dit quelque chose mais il est bien incapable de dire à qui elle appartient – un Sons, évidemment, mais lequel il en sait foutrement rien. Pourtant il les connaît tous, au moins de nom. Mais son cerveau est trop à l'Ouest pour suivre, tellement qu'il arrive même pas à parler, seulement à émettre quelques bruits pas bien compréhensibles. Tout ce qu'on peut tirer de son charabia, c'est qu'il est en train de protester ; ça se sent dans son grognement agressif et la façon dont ses mains essaient de repousser la silhouette qui le maintient fermement. Qu'on lui foute la paix, merde. « Arrête. Tu vas v'nir, que ça t'plaise ou non. Et tu vas arrêter tes conneries. On te laisse pas le choix. » C'est qui, on ? Saul voudrait demander, il voudrait l'envoyer bouler, mais tout ce qu'il arrive à sortir, c'est un vague murmure. « Vieux con. » Et l'autre se contente de rigoler, continuant de l'aider à marcher.

Dans le fond, il sait. On, c'est Samcro, c'est les Sons qui ont décidé de lui tendre la main – probablement au nom de son paternel décédé. Une chance d'arrêter ses frasques une bonne fois pour toutes, et de faire autre chose que se défoncer pour oublier la crasse qui lui étouffe le cœur. Une chance, ouais. Une seule. Il les connaît, y'en aura pas d'autre, c'est un service rendu au fantôme de Gally senior. Alors il a intérêt de la saisir, s'il veut pas finir dans le caniveau comme un clébard la gueule ouverte. Il a intérêt de s'y accrocher, s'il veut pas crever.

– 2004 –

Ça lui file envie de gerber. Elle est là, face à lui, le dos bien droit et le menton levé, le canon de son flingue pointé dans sa direction. Tout ce qu'il arrive à se dire, c'est qu'il sait même plus comment il doit l'appeler. « J'suppose que Jill, c'est même pas ton vrai prénom ? » C'est stupide, il sait pas pourquoi il pose la question. Ça l'avancera à rien de le savoir et puis c'est évident, ça coule de source. Au final il veut même pas entendre la réponse, mais elle le devance. « Non. Je m'appelle Lucy. » Ça lui va pas. Ça lui va tellement pas que Saul se met à ricaner, d'abord doucement, et puis dans un éclat plus franc, au goût trop amer. Il peut pas le croire. Il s'est fait avoir.

Elle est belle, Jill – Lucy, whatever – avec ses cheveux d'ébène et ses yeux clairs, sa silhouette fragile qui prend soudainement un air dangereux. Elle est tellement belle qu'il a envie de tout casser. Il est vraiment trop con ; il a rien vu, rien soupçonné, rien capté jusqu'à ce qu'il soit trop tard et qu'elle ait déjà foutu le bordel partout dans leurs rangs, dans sa vie, dans son cœur. Ça le bouffe et il reste planté là, à même pas deux mètres d'elle, occupé à la dévisager comme pour s'achever tout seul. Elle a la lèvre qui tremble et les prunelles humides, mais ses phalanges bougent pas. Elles restent cramponnées à son revolver, caressant la gâchette alors qu'elle le garde en joue. « Écoute, Gally– » « Ta gueule. » C'est sorti tout seul. Elle a pas le droit. Il écoutera pas – il écoutera plus jamais. Et elle a perdu le privilège d'utiliser son surnom, de le regarder dans les yeux, de lui adresser la parole et même d'exister. Elle a plus le droit de rien, la traîtresse.

Il fait un pas en avant, les traits déformés par la colère, le regard plus menaçant que jamais alors que sa posture lui donne un air de prédateur. « Bouge pas. » À nouveau, il laisse échapper un ricanement qui lui ressemble même pas, et il la voit se crisper. Il la jauge, avec tellement de haine que ça transpire par tous ses pores, que ça suinte du bout de sa langue jusqu'à la pointe de ses ongles. « J'ai dit : ta gueule. T'es une belle salope, tu l'sais ça ? Tu croyais quoi ? Qu'on l'saurait jamais ? Que tu pourrais te cacher jusqu'à la fin ? Que t'allais me berner ? » Le pire, c'est qu'elle y est arrivée. Même quand les doutes ont commencé à se pointer, il a pas voulu y croire, il a rejeté toute possibilité qu'elle soit un agent infiltré et qu'elle se joue de lui ; qu'il soit qu'un outil qu'elle a réussi à manier comme elle le voulait. Pourtant c'est le cas. Elle l'a eu. Et il continue de s'approcher, alors qu'elle serre de plus en plus son arme, visiblement prête à presser la détente. « J'espère que t'as pris ton pied, au moins. » Parce qu'elle va lui payer.

« Saul. Si tu fais encore un pas, j'tire. Reste où t'es. » Y'a un espèce de sourire dégueulasse qui vient étirer ses babines, et il hausse les sourcils. Il a plus grand-chose à perdre de toute façon, alors autant découvrir jusqu'à quel point elle peut le trahir. Autant voir à quel point elle est pourrie. Un pas. Elle secoue la tête. Un autre. Elle a une lueur d'agonie dans le regard. Un dernier. Elle tire. La détonation lui parvient quelques secondes avant la douleur, subite et lancinante dans son épaule droite. Même elle, elle a l'air surprise de son acte. Il le voit dans l'horreur qui lui peint le visage et la façon dont elle baisse le bras. Mais Saul, il peut plus réfléchir. Saul, il a plus que son instinct. Alors il lui saute dessus sans réfléchir, ignorant la souffrance qui lui déchire l'épaule, ignorant les risques qui vont avec son impulsion. Il s'en fout ; tout ce qu'il voit, c'est du rouge et du noir, l'amertume et puis la rage. Elle l'a trahi, une fois et puis deux, elle s'est foutu de lui et elle a eu l'audace de lui tirer dessus. Il l'a cherché, oui, mais il pensait pas qu'elle le ferait. Faut croire qu'il s'est trompé sur toute la ligne.

Y'a ses mains qui l'attrapent, celles de la brune qui essaient de le repousser, leurs bras qui se cognent et s'affrontent, les grognements qui résonnent et les protestations qui se fraient à peine un chemin jusqu'à ses tympans. Ça se bat, ça se pousse, c'est une lutte foireuse qui le rend aussi sourd qu'aveugle. C'est la colère qui gère, la colère qui règne et il contrôle plus rien. Ses phalanges s'enroulent autour de celles de Jill-Lucy, et il utilise toute sa force pour qu'elle tourne sa main vers sa propre poitrine, malgré la hargne qu'elle met à l'en empêcher.

La deuxième détonation, elle lui arrache les oreilles. Il entend même pas le hoquet de surprise de sa victime, ni son gémissement de douleur. Tout ce qu'il arrive à percevoir, c'est la sensation de sa paume qui s'agrippe à lui alors qu'elle s'affaisse lentement, le voile qui passe sur ses yeux pour les assombrir sans pitié. Il passe un bras dans son dos et il l'aide à glisser au sol, se baissant avec elle, sans jamais la quitter du regard. Y'a du sang qui s'échappe de ses lèvres et des larmes qui lui roulent sur les joues, des mots qui dégueulent de sa gorge sans que Saul réussisse à en comprendre un seul. Y'a qu'un seul truc qui vient tourner en boucle dans sa tête : il l'a tuée. Et y'a un morceau de lui qu'elle embarquera dans la mort.

– 2015 –

Le son du moteur résonne comme une berceuse qui gronde, comme un orage qui lui murmure des mots doux ; c'est le monstre qui avale l'asphalte, dévore la chaussée, croque la distance en se léchant les babines. Le soleil se reflète dans ses lunettes teintées et lui réchauffe l'épiderme, l'air lui frappe le visage dans une caresse et fout le bordel dans ses mèches déjà désordonnées. Saul est libre. Et depuis un an, c'est tout ce qui compte – la liberté. Ce trésor qu'on lui a arraché en même temps que son cœur, ce bien précieux qu'il a dû abandonner pendant dix longues années. Il en a passé du temps, à ruminer et tourner comme un fauve dans sa cage, à fulminer et se recroqueviller en silence. Mais il a jamais regretté. Il regrettera jamais.

Son attention se concentre sur sa direction mais du coin de l'œil, il voit ses frères en formation à ses côtés, le président en tête de ligne, les autres à sa suite. Ils sont tous là, et ils font qu'un avec la route, avec les uns les autres. C'est pas des pions en vrac qui roulent au hasard, c'est les maillons d'une même chaîne qui sont soudés. C'est une putain de famille ; la sienne. Saul, il a trouvé sa place. Oublié le gamin minable bon qu'à gueuler contre le monde et se trouer les veines, oubliées toutes ces conneries. Maintenant, il est quelqu'un. Sa maison se résume en trois mots, qu'on aime ou qu'on déteste, que certains glorifient et que d'autres méprisent. Sons of Anarchy, ça laisse pas indifférent. C'est gravé dans sa tête et puis sur son palpitant. C'est tout pour lui – si on lui enlève, il retourne à la case départ, il redevient moins que rien. Alors il laissera jamais personne se foutre en travers de leur chemin, il pourrait tout abandonner s'il le fallait.

Saul, c'est le chien de garde capable de faire un carnage si on le lâche. Saul, c'est le bon petit soldat fidèle au poste, qui reculera jamais devant rien. Parce que Saul, son âme, il l'a pas vendue au Diable. Il l'a juste offerte à l'anarchie.


Dernière édition par Saul Gallagher le Dim 11 Oct - 18:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Ven 9 Oct - 22:58

damn it genre le mec est trop canon et je sens que je vais aimer le personnage
bienvenue sur titc et courage pour ta fiche que j'ai hâte de lire, le début est prometteur en tout cas si tu as des questions, n'hésites pas

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    have you lost your mind ? tell me when you think we crossed the line, no more drugs for me, pussy and religion is all i need. grab my hand and baby we'll live a hell of a life.
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Ven 9 Oct - 23:03

Bienvenue chez toi mais bordelou ce choix de vava

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I would never bother you, I would never promise to
I would never follow you, I would never bother you
Never speak a word again, I will crawl away for good
I will move away from here, You won't be afraid of fear

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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Ven 9 Oct - 23:16

@capucine, haaan mais t'es trop adorable merci beaucoup, j'espère que je te décevrai pas alors I love you
@korben, tu peux parler, taylor quoi merci
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Ven 9 Oct - 23:18

Welcome here! ♥

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I think part of me knew the second I saw him that this would happen. It's not really anything he said or anything he did, It was the feeling that came along with it. Maybe he knew that when he saw me. I guess I just lost my balance. I think that the worst part of it all wasn't losing him. It was losing me. △

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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Sam 10 Oct - 0:45

MOI je veux un lien
Bienvenue ici

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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Sam 10 Oct - 8:32

Kwekou toa
Bienvenue parmi nous bon courage pour ta fiche & garde moi une petite place dans tes liens
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Sam 10 Oct - 11:56

@lexie, merci bien

@mona, on se voit ça ma belle, et merci I love you

@freya, merci, et promis j'te garde une place au chaud alors
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Sam 10 Oct - 20:47

Shocked Michiel est tellement ... gosh impossible de le décrire !
Je pense que tu pouvais pas choisir mieux ! Et j'adoooooore le début de ta fiche, j'ai hâte de lire ton histoire
BIENVENUE SUR TITC
Je vais faire ma groupie aussi tient, garde-moi une place dans tes liens Wink

_________________

    ALREADY GONE.

    She smiled only because it felt like It was the right thing to do at that time. she decided that It was enough, she couldn't be strong anymore.
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Sam 10 Oct - 22:37

tu vas morfler toi !

_________________

    La jeunesse et la nature en avaient fait une relation fougueuse au début, cédant ensuite le pas à la complicité intellectuelle et à la tendresse.
       
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Sam 10 Oct - 23:58

Un lien va s'imposer mon cher, et pas seulement parce que tu es canon, mais parce que ça s'y prête bien...
Si si, je te jure... Smile

_________________
A ma mort j’irai au paradis,j’ai déjà fait mon temps ici.
“Ils vont vouloir savoir pourquoi il m'a fallu autant de temps pour me réveiller. Ils ne vont peut-être pas me demander s'il n'y avait pas quelque chose en moi qui aimait ça, mais ils vont le penser..."

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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Dim 11 Oct - 18:19

@romy, mais t'es adorable dis donc, merci tout plein. I love you   et je ferai en sorte de te réserver une place, pas de souci

@dana, même pas peur, j't'attends de pied ferme tu vois.

@lera, ouh bah je veux bien te croire, faudra qu'on se voit ça alors.
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MessageSujet: Re: ain't no god on my streets – gally   Dim 11 Oct - 18:55


tu es validé(e) !

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j'adore, définitivement I love you tout es parfait, saul est parfait

Et voilà, tu as enfin terminé cette maudite fiche. Bienvenue à Lonwood ! Désolé, les bikers n'ont pas le temps de te faire une haie d'honneur. Ils s'occupent de choses plus importantes. Tu peux te reposer au bar si tu le souhaites mais avant tout, tu vas faire ta fiche de liens. Ensuite, tu possèdes surement un boulot et je ne pense pas que tu dormes dans un arbre. Viens nous informer de ton métier et dans quel quartier tu loges avant d'aller flooder avec les camarades. Ah oui ! N'oublies pas de recenser ton avatar par ici. Ces bras cassés ne peuvent pas le faire eux-même j'te jure..

_________________

    La jeunesse et la nature en avaient fait une relation fougueuse au début, cédant ensuite le pas à la complicité intellectuelle et à la tendresse.
       
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ain't no god on my streets – gally

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