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 les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya

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MessageSujet: les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya   Mer 28 Oct - 18:59

La jolie blonde était barmaid en soirée et il lui arrivait donc d’avoir à faire à des hommes ivres parfois violents et qui n’hésitaient pas à lui demander des services plutôt indécents. Elle avait donc pris l’habitude d’appeler la sécurité et de les faire raccompagner à la sortie, évitant ainsi les ennuis. Cette fois-ci pourtant, l’homme en question lui ayant posé des problèmes n’est autre que son boss. Homme de la quarantaine, plutôt corpulent et lent avait pour habitude de se moquer de la petite Freya, embauchée grâce aux Soa. Il leur est d’ailleurs dévoué, plus pour l’argent qu’ils leurs rapportent en venant boire chez lui plutôt qu’autre chose. C’est le genre d’homme capable de trahir sa propre mère et de se retourner contre n’importe qui du moment que l’offre est généreuse. Ainsi, Freya ne lui a jamais fait confiance – bien qu’elle ne fasse confiance à personne. Pour autant elle ne s’attendait pas à ce que cet homme vienne lui poser problème en plein milieu de son service, tentant de l’amadouer par tous les moyens nécessaires. Choquée, elle avait refusée et avait vu, un mois plus tard, sa paye lui être retirée.

Elle était donc venue se défouler aux garages, voir quelques visages familiers, donner un coup de main histoire de se vider la tête et surtout, éviter de croiser Jegger qui comprendrait – à la minute où il la verrait – qu’elle avait un soucis. Le fait est qu’elle voulait se débrouiller seule et commencer à rembourser Jegger pour l’aide qu’il lui apportait mais elle avait bien du mal. Elle faisait son possible pour ne pas lui poser de problèmes, évitant tout le monde et restant tranquillement dans son coin, offrant des sourires par-ci et des gestes par-là. Elle ne se fondait pas dans la foule, ne dealait pas, ne buvait pas et jonglait avec trois petits jobs pour se faire une coquette somme d’argent mais rien de tout ça n’était gérable. Elle faisait encore trop souvent des cauchemars, angoissait terriblement à l’idée de sortir de chez elle, n’arrivait toujours pas à parler aux personnes qu’elle fréquentait et encore moins aux inconnus et pire encore, elle n’arrivait pas à gérer les conflits avec le sexe opposé. En clair, tous les efforts qu’elle semblait faire ne servaient à rien.

Ainsi, elle aidait les SOA à réparer des motos en tout genre pour peut être, se vider la tête. C’était sans oublier le fait que la plupart d’entre eux ne comprenaient pas la relation qu’elle entretenait avec Jegger et tentaient de lui soutirer des informations. « Eh Freya ! Jeg’ il s’y prend bien non ? » et un autre d’ajouter « comment t’as fait gamine pour le mettre à ta botte ? » Elle levait les yeux au ciel, évitait de répondre, ignorait les remarques mais tout de même. Elle était de plus en plus mal à l’aise, avait du mal à ne pas rougir et préférait se taire, pour ne pas faire de bourdes. Surtout qu’elle n’avait aucune idée de quoi dire ou de la réaction à avoir. Un instant elle aurait aimé que son ami soit présent, il savait gérer ce genre de problèmes et ce genre de personne. Ils n’étaient pas méchants, évidemment mais tout de même, la jeune femme ne comprenait pas ces blagues, ces réactions, ces rires gras et avait extrêmement peur, qu’un jour, ils passent à l’acte.

Ils ajoutèrent quelques vannes alors qu’elle était penchée sur une bécane, les fesses « en l’air » si l’on puit dire, mais elle ne dit rien, réparant la machine comme on le lui avait demandé. Oh elle ne faisait rien de grandiose, n’y connaissant rien mais la petite se débrouillait plutôt bien et certaines membres étaient d’accord pour la laisser bidouiller à condition qu’elle fasse exactement ce qu’ils lui disaient de faire, qu’elle ne casse rien et qu’elle se fasse discrète, la routine habituelle quoi. Elle ne remarqua pas tout de suite le changement d’atmosphère dans l’air et pourtant, le silence s’installa durablement, étouffant les membres. Elle se releva et se retourna, cherchant à comprendre la situation. Elle portait un jean slim, des bottes noires, un débardeur car le garage était surchauffé et ses mains, ses avant-bras étaient couverts d’huile de moteur. Elle s’était frottée le visage et présentait donc des traces sur le front et les joues. Ses cheveux blonds avaient été ramenés en un chignon vite fait sur sa tête. La jeune femme ne ressemblait pas à grand-chose mais chez les SOA, ça l’importait peu. C’est en se retournant qu’elle croisa le regard de Jegger et comprit, de suite, qu’il avait sûrement entendu les remarques grasses et déplacées auxquelles elle avait eu le droit. Elle soupira et retourna à sa machine, préférant ne pas s’expliquer de suite. Elle savait pertinemment qu’elle n’arriverait pas à parler avec autant de monde autour d’elle. Pourtant, elle était ravie de voir qu’ils se calmaient enfin, même si ça voulait dire que Jeg’ verrait très vite qu’elle était en plein dilemme.
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MessageSujet: Re: les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya   Sam 31 Oct - 21:30

Point de repos pour les braves, Jag' allait et venait entre les différents points de ralliement afin de régler les affaires des Sons en cours. Autant dire qu'il ne s'ennuyait pas. Certains critiquaient son investissements, que cela n'était qu'une façon de combler le vide qu'avait laissé son prédécesseur lorsqu'il l'avait refroidit. Mais pour Jagger, rien n'avait changé dans sa façon de faire. Cependant, ses actions étaient plus mises en avant. Ce n'était pas une chose qui lui plaisait. Habitué depuis toujours à faire sa sauce dans son coin ou en petit comité, voilà que les autres commençaient à se mêler de ses affaires, qu'elles concernent le club ou sa vie privée. Ce dernier point était particulièrement agaçant, mais le biker savait comment calmer les curieux. Même si malgré tout, ça n'empêchait pas les commérages... Jag' était habitué à ce comportement car on le retrouve inévitablement dans toute communauté comme la leur. Une famille, ça s'intéresse forcément à ce qui se passe autour de ses membres, surtout au motor club où les gens sont très proches les uns des autres. Cela a ses avantages mais aussi quelques inconvénients qui auparavant, n'ont pourtant jamais dérangé Jagger...

Sa perle égarée. Freya. Comment un homme peut-il accepter de loger, nourrir et blanchir une femme - belle de surcroît - sans avoir l'ombre d'une pensée intéressée ? De façon charnelle ou même - risquons-nous à le dire - sentimentalement ? C'était là un dilemme pour ses frères qui ne concevait pas l'aspect platonique de leur relation. Ils étaient comme un mystère que les plus simples d'esprit désiraient clore en affirmant que derrière le rideau, ils étaient plus que deux âmes proches. Jagger mentirait en disant que jamais aucune pensée déplacée à l'égard de Freya ne lui a traversé l'esprit... Mais il y a chez elle un côté simple, fragile mais mystique, une aura apaisante, réconfortante qu'il ne saurait se risquer à briser. Dans les yeux clairs de la demoiselle, le biker arrive à en oublier les mauvais songes qui lui agressent l'esprit, ses regards le réconforte. Malgré tout le désir qu'il a de la voir prendre son envol, persiste en lui cet égoïsme qui aimerait la garder près de lui. Mais il sait que, pour son propre bien, elle se doit d'être détachée, libre comme l'air. Elle le mérite. Et puis Jagger sait bien que cette vie ne lui correspond pas. Un jour elle partira, et ce n'est pas sans amertume dans le cœur qu'il se surprend à imaginer sa vie sans elle. Y penser sincèrement, constater cette vérité, c'est loin d'être encore quelque chose que peut faire Jag' qui tente de conserver une certaine distance.

Rentré au club house, il laisse sa moto garée près de celles de ses camarades pour les rejoindre au garage. Ils étaient tous agglutinés, comme s'ils avaient tous du travail à faire. Un rictus sur les lèvres de Jagger qui s'approcha et perdit la chaleur de son visage une fois qu'il eut compris le motif de temps d'engouement. Les regards se tournèrent vers lui et peu à peu, un silence pesant enlaça l'atmosphère. Un soupir désabusé par tant de susceptibilité et le visage de Freya qui retourne à ses affaires. « - Hé sois cool, personne pensait à mal », lui assura à voix basse l'un des membres dont il était proche. « - Ouais, sauf que ça peut finir par en faire, du mal, à la longue. » Un regard froid et l'échange se termina. Lorsqu'il s'agissait de Freya, Jag' n'avait ni patience, ni indulgence. Il refusait qu'elle soit vue comme une groupie. L'idée qu'elle puisse avoir une place fixe ne l'enchantait pas non plus. Il voulait que la jeune femme puisse choisir sa vie, le chemin à prendre. Et non qu'elle reste ici par défaut. Jagger aimerait qu'elle voit le monde comme toute personne ayant eu une vie normale. C'est un peu comme si il voulait que toutes ses lacunes sociales soient rattrapées pour qu'elle puisse voir la vie autrement qu'avec ses rêves encore traumatisés de l'enfance qui lui a été donnée...

S'avançant vers l'ingénue, il se mit à sa hauteur, regardant ce qu'elle bricolait. « - Le cambouis te va à ravir », tenta Jag' avant d'essayer de croiser ses yeux. Mais son regard était fuyant et sa concentration semblait avoir pour but de la distraire d'une pensée oppressante. Les sourcils de Jagger se froncèrent. Il savait qu'elle se donnait à fond dans sa vie professionnelle, mais elle ne lui parlait jamais de ce qu'elle faisait, de comment les choses se passaient. Freya était pour le moins laconique, sans jamais trop en dire. Cette femme gardait beaucoup de choses, pas habituée à partager ce qu'elle ressentait ou mêmes les problèmes qu'elle devait surmonter. Ç chaque fois c'était une chasse au trésors pour savoir ce qui se tramait dans son esprit. Jag' avait beau être joueur, il n'aimait pas lui tirer les vers du nez, préférant attendre qu'elle soit prête pour lui parler. Cependant, quand cela effaçait la beauté naïve de ses prunelles, il se sentait obligé de chercher la source du problème. « - Il s'est passé quelque chose avec les gars ? » Le mode inquisition avait beau être lancé, la voix grave de Jagger se voulait attentionnée et réconfortante, comme une promesse que quoi qu'elle dise, ça n'allait rien provoquer chez lui, qu'il fallait seulement qu'elle se confie pour apaiser sa conscience.


Dernière édition par Jagger Eriksen le Lun 2 Nov - 11:59, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya   Dim 1 Nov - 11:09

Le club n’avait jamais été méchant avec la jeune femme, pourtant les hommes avaient tendance à avoir des propos avec elle plutôt étranges. Elle savait qu’il ne s’agissait, sans doute, que d’une certaine curiosité et d’une fraternité amicale, mais elle n’arrêtait pas de se dire, qu’un jour ou l’autre, ils passeraient à l’acte. Elle s’était déjà faite agressée dans cette ville. Une fois, certes. Ca lui était suffisant, elle ne voulait pas retenter l’expérience. « Le cambouis te va à ravir. » un petit sourire éclaira le visage de la blonde. Le biker n’était pas du genre démonstratif mais seul lui savait la mettre en confiance. Le sourire disparut rapidement, elle se rappelait qu’elle ne devait pas céder et lui montrer son inquiétude. Elle fuyait son regard, se concentrait sur sa tâche et repensait sans cesse au comportement de son boss. Elle savait comment ça se terminerait sur Jeg’ finissait par être au courant. Elle le sentait, ça finirait par partir en cacahuètes et elle ne le désirait pour rien au monde.

Evidemment elle décida de ne rien lui dire. Elle s’en voulut instantanément. Il était celui qui l’hébergeait, qui ne se plaignait pas de son comportement, qui l’aidait et qui lui permettait d’avancer et pourtant elle rechignait encore à se confier à lui. C’était le seul à qui elle pouvait – sans aucun doute – faire pleinement confiance, et bien qu’elle en soit consciente elle n’y arrivait pas. Elle avait beau essayer, encore et encore, à chaque fois les doutes venaient l’assaillir à nouveau. A coups de « Et si ? » elle revoyait le monde, son comportement, ses regards, flippait et imaginait autre chose. Elle avait conscience que ce n’était qu’à cause de son vécu et pourtant, au fond d’elle, une petite voix ne cessait de lui répéter qu’ils étaient tous les mêmes. Elle se détestait pour cette faiblesse, pour ces doutes. Elle était entrain de cogiter, de trouver le meilleur moyen d’aborder le sujet, sans trop en dire, sans trop l’inquiéter. Peine perdue elle n’y arrivait pas. « Il s’est passé quelque chose avec les gars ? » Elle sursauta. Bien sûr que non !

Evidemment il pouvait craindre que sa famille s’en prenne à la nouvelle et si jamais ça venait à se produire, les conséquences seraient terribles mais il ne s’agissait pas de ça. La jeune femme secoua négativement la tête en regardant Jagger. Elle s’assit à même le sol, un chiffon sur l’épaule droite, une clé à molette dans sa main gauche et elle s’en alla dévisser une pièce coincée sur la moto. Elle n’avait aucune idée de quoi il s’agissait, à quoi cette dite pièce servait mais au moins, elle allait l’enlever comme on le lui avait demandé. Elle coinça la clé sur la pièce et commença à bander ses muscles pour décoincer ladite chose inconnue. Elle poussa. Encore. Et échoua. La jeune femme, bien que remise de son mauvais traitement avait une petite carrure – et surtout à côté de Jagger – faible, peu musclée, mince et svelte, elle n’arriverait jamais à défaire la pièce. Bien évidemment elle ne pipa mot, réessaya, encore et encore. Elle se leva, alla chercher de l’huile, choppa un café au passage qu’elle sirota, revint vers la bécane, astiqua la pièce d’huile et essaya à nouveau d’ôter cette dernière de l’engin à moteur.

Freya s’essuya le front, en sueur. Elle réfléchissait et ne demandait pas d’aide, comme à son habitude. Un regard en arrière lui rappela que tous étaient là, attendant de voir comment les deux jeunes gens se comportaient. Comme si, si par hasard ils avaient été ensemble, ils allaient se jeter l’un sur l’autre au milieu d’une foule de biker. Elle soupira et revint à sa lourde tâche. Le vieil homme qui lui avait donné la bécane la regardait du coin de l’œil, assis depuis un bureau sur lequel il griffonnait des notes. Il avait un léger sourire, comme s’il savait pertinemment qu’elle n’y arriverait pas. Renfrognée à cette idée, elle sera les dents et se remis à la manœuvre. Elle chuchota à Jagger quelques mots, ne voulant pas qu’on l’entende, étant encore très – trop – timide. « Et ta journée alors ? » Elle ne parlait en général que très peu et qu’à quelques rares personnes. Elle pouvait se compter sur trois doigts. A Jagger elle arrivait à lui dire des choses personnelles, parfois douloureuses, à se confier sur son passé et à avancer. Elle riait également beaucoup avec lui dans l’intimité de la maison mais ça s’arrêtait souvent sur le palier où ils habitaient. Elle avait beaucoup de mal à se comporter comme n’importe quelle jeune femme de son âge et encore moins en public. A ses côtés, elle ne cessait de passer pour une petite chose fragile et blessée qui n’était pas capable de se débrouiller seule. Consciente de cet état, elle n’en avait que plus de difficultés à se sortir de cette situation, voulant pourtant être forte et imposante, comme il pouvait l’être parfois. Bandant une nouvelle fois ces muscles elle tenta d’arracher à la bécane la pièce, jusqu’au moment où elle jura entre ses dents, se fatiguant plus qu’autre chose. Cette foutue pièce semblait la narguer, refusant de bouger d’un iota.
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MessageSujet: Re: les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya   Lun 2 Nov - 12:51

En un sens, Jagger a toujours été dans le mauvais côté du paradis : l'illusion qu'il puisse contrôler ce qui arrive. Sa place au sein des Sons est une preuve qu'il peut aller loin, très loin, trop loin. Les choses que ce biker a faites pour en arriver là sont dures à porter. Son fardeau est lourd, surtout depuis la mort de celui qui fut son mentor. Andrew Satter était une personne très respectée, insoupçonnable. Il n'aurait jamais trahis le club pour une mauvaise raison. Mais Jag' ne lui trouva aucune excuse, ce qui le poussa à appuyer sur la détente. Jagger avait déjà tué auparavant. Cependant, refroidir une personne que l'on respecte, qui nous a porté, une personne en qui on avait confiance, envers qui nos sentiments étaient si forts... C'est une véritable épreuve. Jag' mit du temps à s'en remettre. Un passage à vide qui s'estompa avec l'arrivée de Freya dans sa vie. Comme si à travers elle il pourrait se racheter, l'homme fait tout pour la préserver. Malgré cette dualité qui résonne au fond de son esprit : laisse-la vivre sa vie selon ses propres choix, ne l'influence pas, laisse-lui une chance d'avoir une vie meilleure. Garde-la près de toi, protège-la au péril de ta vie, couvre cette femme d'or et porte-la si haut qu'elle touchera les ailes des anges. C'est complètement stupide, finit-il par conclure à chaque fois qu'il se demande si il doit la laisser tranquille pour insister pour l'aider... Jag' n'est pas le meilleur pour comprendre et encore moins démontrer ses sentiments. L'aime-t-il ? Ou n'est-ce là que l'envie d'être indispensable à quelqu'un ? Une question qu'il ne se pose pas tant que Freya est encore près de lui.

Le sourire de la jeune femme adoucit le visage de Jagger quelques secondes. Il aimerait que de simples mots effacent tous les problèmes de la douce blonde. Restant près d'elle, Jag' se demande comment il peut lui faire comprendre qu'elle peut se confier à lui. Il n'est pas du genre tactile, surtout avec elle, et n'a aucune licence psychologique. Parfois, le fait de ne pas parvenir à lui faire dire ce qu'il veut qu'elle extériorise le met dans une colère noire. Il le vit comme un échec qui ne peut se corriger. Leur cohabitation n'est pas toujours rose et pose souvent des problèmes au biker qui peut parfois se montrer trop impulsif. Toutefois, il tente toujours de se maîtriser, de prendre sur lui. Un bon exercice de patiente auquel il ne sait s'adonner qu'avec Freya par contre... Jagger commença par lui demander si il s'était passé quelque chose avec les membres du club. Mais quand bien même certains étaient rustres et désobligeants - surtout envers les femmes - il était sûr à 99% que jamais au grand jamais un de ses frères ne tenterait de faire du mal à la gazelle. Ils en connaissaient tous le prix. Ne pas se quereller à cause d'une donzelle, c'était une base, mais Jag' avait beau être l'un des plus fidèles partisans du club, il devait avouer que Freya était sa faiblesse et qu'il ne saurait pardonner à celui qui oserait poser une main sur elle. Qu'il s'agisse d'un badaud ou d'un Sons of A.

Les demies mesures étaient rares avec Freya, et il se dit que peut-être elle l'avait compris depuis bien longtemps. La vision des autres était manichéenne chez Jagger : ou une personne est bonne, ou elle est mauvaise. Et pour toutes celles qui s'en prennent à ceux qu'il aime, la sentence est douloureuse. Il ne pense pas aux circonstances à long terme lorsqu'il s'agit de problèmes personnels. C'est peut-être la raison qui fait que Jag' est plutôt seul en dehors du club et de Freya... Elle tourna frénétiquement la tête en guise de négation, mais cela ne convainc pas le biker. Alors que la jeune femme s'assoit à même le sol, Jag' reste à ses côtés, la regardant sans insistance, alternant son visage et son travail. Il finit par baisser les yeux. Il n'avait pas plus de mots qui lui venait à l'esprit... Freya avait une tendance maladive à l'obstination. Parfois, il voyait sur son visage qu'elle avait envie de lui parler mais que les mots ne lui venaient pas, qu'elle était incapable de formuler ce qui la hantait et se décourageait. De la part d'une fille qui fut enfermée toute sa vie par un sociopathe, c'est plus qu'acceptable. Elle n'est pas sociable car cela fait peu de temps qu'elle est libre. Se frotter au monde enfant c'est une chose, mais découvrir tout cela à la vingtaine passée, c'est déjà une autre paire de manches...

La pédagogie de Jagger était proche des négatives. Il se surprenait parfois à penser au désastre que ce serait : lui étant père. Il voyait déjà le résultat avec Freya, il était incapable de faire des choix rationnels... Alors que l'ingénue s'acharne sur une pièce qu'elle tente de desserrer, Jag' se relève, se contentant de regarder. Lorsqu'elle sembler céder - Freya, non la pièce - et qu'elle se relève pour se diriger vers l'établi, le biker remarque que certains regards son rivés sur eux, comme s'ils étaient des bêtes de foire. Cela a le don d'exaspérer Jagger au plus haut point, mais croisant ses bras, il serre le poing, prenant sur lui. Le garage n'a jamais été un coin très intime, même la nuit il y avait toujours quelqu'un, il n'allait pas leur demander de dégager juste par crise de zèle... Alors que la blonde revient, elle prononce quelques mots à voix basse : « - Et ta journée alors ? » Sa journée ? Les yeux de Jag' se plissent. Comme s'il avait envie de lui raconter sa journée après son mutisme... Elle s'atèle à nouveau sur la pièce à présent recouverte d'huile mais toujours aussi déterminée à rester à sa place. Elle s'y prenait mal, la force de ses bras ne suffirait pas à faire céder la pièce. Il se remit à sa hauteur. « - Tu ne veux pas savoir ce qui s'est passé dans ma journée, tu vas éluder toutes mes tentatives de te faire parler alors que tu sais pertinemment que je finirai par savoir ce qui s'est passé dans la tienne. » Répondit-il sèchement, également à voix basse. Jagger n'était pas le modèle de la courtoisie et de l'amabilité, elle en savait quelque chose. Mais ce n'est pas en pensant à mal.

Un soupir. Il ne veut pas la braquer complètement ni lui faire peur sur ce qu'il pouvait découvrir. Jamais il n'irait fouiner dans sa vie actuelle par mauvaise curiosité. Jag' ne ferait cela que si vraiment il arrive quelque chose de grave. Pour le moment, physiquement en tout cas, Freya a l'air entière. Psychologiquement, vu les maux qu'elle doit se trimbaler, il se doute qu'il s'est passé quelque chose de notable. Mais la forcer à se livrer n'est pas la meilleure des solution et ça, même Jagger parvient à le comprendre. En guise d'excuse, il la laisse galérer encore sur quelques essais. « - Si en forçant ça ne fonctionne pas, essaye en tendant son bras et d'appuyer simplement. Avec l'aplomb de ton bras, ça devrait céder. » Même si Jag' a une carrière forte et bien musclée de nature, il connait quelques astuces pour ne pas avoir à trop se fatiguer. Parlant à voix basse, il ne porte aucun mime du mouvement qu'il lui conseille, sachant que Freya ne voulait pas paraître telle une petite brebis égarée qui cherche de l'aide. Quelque part, il avait envie de prendre soin d'elle et de lui éviter toute peine qu'elle soit physique comme psychologique, mais il trouve tout aussi gratifiant de la voir progresser d'elle-même. Voir Freya trouver ce qui fait sa force, son intégrité, Jagger ne saurait le décrire, mais ça lui apporte un sentiment rassurant et une fierté certaine.
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MessageSujet: Re: les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya   Lun 2 Nov - 18:28

« Tu ne veux pas savoir ce qui s’est passé dans ma journée, tu vas éluder toutes mes tentatives de te faire parler alors que tu sais pertinemment que je finirai par savoir ce qui s’est passé dans la tienne. » La jeune femme soupire doucement. Il avait raison et c’était sans doute ça qui la chagrinait le plus. Pas qu’elle n’apprécie pas Jagger, non loin de là mais tout simplement parce qu’elle n’arrivait pas à laisser les mots sortir de son corps. Même après tout ce temps, tous ces souvenirs, toutes ces nuits passées à hurler de peur, à le voir la réconforter, à le laisser prendre une place dans sa vie. Toutes ces journées passées à réapprendre à vivre, à lui faire confiance, ces peurs les jours où la nuit tombait trop vite, ces petites joies quand elle découvrait des choses « banales » avec les yeux d’un nouveau-né, toutes ces journées passées à ses côtés n’étaient pas les raisons de son mutisme, mais bien ce qu’il appelait un « syndrome ». Freya n’avait jamais su si elle était malade ou si c’était juste une conséquence de sa vie. Lui avait affirmé qu’elle n’était pas malade et elle le croyait, doutant quand même parfois. Elle ne savait plus qui des deux espéraient que l’autre ne soit pas malade.

La jeune femme faisait toujours tout pour être discrète, pour ne pas être un fardeau, pour faire les choses bien, pour ne pas lui prendre trop de temps, bref elle essayait autant que possible d’être plus discrète qu’un éléphant dans une bergerie, ne se rendant pas compte que c’était peine perdue. La jeune femme n’était douée que de bonne volonté, certes elle allait éluder toutes ses questions mais pas pour le tenir éloigné de la réalité, plus pour l’empêcher de s’inquiéter et de la défendre. Elle ne voulait pas être la fille faible qu’on tente d’aider par tous les moyens, celle dont on doit sauver la mise au quotidien. Elle voulait être le genre de fille dont on est fier, dont on se vante, qu’on apprécie et qu’on protège, sans pour autant douter qu’elle soit capable de se débrouiller seule. Or la demoiselle n’était certainement pas capable de se débrouiller seule et reconnaître qu’elle avait parfois – voir trop souvent – besoin de l’aide du biker était d’une difficulté sans borne. Son mutisme reposait en partie sur un traumatisme mais avec le temps, une touche de fierté venait également prendre sa place. L’envie de se débrouiller seule, de ne pas déranger était de plus en plus présente, étouffant parfois sa peine et son chagrin par peur de déranger cet homme si accueillant et prévenant envers elle. Elle soupira, essuya la sueur qu’elle avait sur le front et tenta une énième fois de bouger la pièce, elle avait beau pousser de toutes ses forces dessus, elle n’y arrivait pas à la faire bouger d’un seul centimètre. L’homme à ses côtés savait pertinemment qu’elle ne voulait pas d’aide et ça lui allait très bien comme ça, quitte à suer corps et âme face à une petite pièce de rien du tout. Jagger n’avait pas fait preuve de courtoisie mais elle n’avait pas réagi à son ton de voix ou à ses propos, elle savait qu’il était juste dur de décoffrage et qu’il avait sa façon de s’exprimer, celle d’un homme fort et parfois sans scrupules qui n’était pas habitué à devoir ménager ses actes pour une petite chose faible et fragile. Elle ne lui avouerait jamais mais le fait qu’il ne change – pas tant que ça – ses habitudes et son comportement l’aidait beaucoup. Elle n’avait pas envie qu’il change totalement en sa présence, comme s’il devait avoir un comportement précis avec elle. La jeune femme se sentait capable « d’endurer » son caractère si on pouvait le dire ainsi. De ce fait elle ne s’était jamais plainte de lui ou de sa manière de vivre, de parler, de se comporter. C’était un homme entier et elle respectait cela, l’appréciant également beaucoup. Elle ne cachait pas qu’il l’intimidait parfois, qu’elle se sentait frêle et toute petite face à sa carrure, mais la sensation de sécurité qui émanait de l’homme concurrençait tout le reste. Elle était sereine en sa présence et c’était tout ce qui lui importait.

Des années durant elle avait vécu avec la peur au ventre, côtoyant également une rage sombre et une haine sans nom envers un homme dénué d’amour. Elle avait grandi dans un sous-sol, se battant contre ses sentiments, se battant contre l’envie de mourir, se battant contre un homme qui la confondait avec un objet sans valeur. Elle ne s’était jamais sentie aussi humaine et appréciée qu’à Lonwook, chez Jag’. C’était plus que tout ce qu’il pouvait lui offrir, la sensation de se sentir humaine, d’être quelqu’un, d’avoir des droits, d’avoir une opinion. Il l’avait littéralement fait revivre. Bien sûr, elle n’était qu’au début de sa longue vie et elle devait tout réapprendre, mais la jeune femme reprenait du poil de la bête, s’émancipant parfois, mais jamais trop longtemps ayant trop peur du vaste monde qui s’étendait autour d’elle et dont elle ne voyait jamais les frontières.

« Si en forçant ça ne fonctionne pas, essaye en tendant ton bras et en appuyant simplement. Avec l’aplomb de ton bras ça devrait céder. » Têtue, Freya essaya tout de même une dernière fois la force brute, elle lui jeta un coup d’œil. « Tu as raison. » Souffla-t-elle. Bien sûr elle ne parlait pas de la clé et ne lui dirait toujours pas ce qui la contrariait, prenant le risque de le pousser dans ses retranchements et de provoquer une colère chez le biker, mais elle n’arrivait pas à faire autrement. Elle réfléchit une dernière fois à ce qu’il lui avait dit et gentiment, délicatement fit ce qu’il lui avait conseillé. Elle essaya une première fois. Une seconde en poussant avec plus de force et la pièce se détacha. Enfin. Un sourire ravit illumina un court instant son visage, ce genre de démonstration émotive ne restant jamais longtemps sur le faciès de la jeune femme. Elle lui souffla un remerciement, lava la pièce, alla la ranger dans une vielle boite en carton, en prit une neuve et vint la remettre à la place de celle qu’elle venait d’enlever. Le nom de la pièce ou son utilité étaient inconnues pour la jeune femme mais elle s’en moquait éperdument, sachant que ça lui vidait l’esprit de s’occuper les mains. Elle ouvrit la bouche, tentant de dire à son ami ce qui la tracassait. Un instant de flottement prit place entre les deux puis, frustrée par son incapacité, elle referma violemment la bouche, serra trop fort la pièce et rougit sous l’effort. Elle était à la fois rouge de honte et rouge de colère. Le pire, c’est qu’elle s’était fait mal en voulant serrer plus fort la pièce. La jeune femme, frustrée eu une moue colérique sur le visage. Elle était bien plus qu’émotive, presque bipolaire, émotionnellement instable, elle n’arrivait que difficilement à contrôler son corps. La clé à molette était retombée sur le sol, la jeune femme se frottait nerveusement le poignet, vexée de n’être, une fois encore, qu’une incompétente. Dans sa barbe elle ne cessait de maugréer, jurant contre sa propre personne.
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les mots ne sont pas toujours nécessaires ~ Jegger & Freya

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